Douze mois en Australie, tu en es tombé amoureux et tu ne veux plus repartir ? Bonne nouvelle : c’est évitable. Avec 88 jours de travail spécifique à ton compteur, tu peux décrocher une deuxième (voire une troisième) année sur le territoire australien.
Les fameux « 88 jours de ferme » font partie de l’expérience à part entière du permis vacances travail (ou PVT) en Australie. On en entend parler dès les premiers jours en auberge par tous les pvtistes, ou encore sur les groupes Facebook. La réalité ? C’est une expérience intense, physique, souvent l’une des plus marquantes de ton séjour. Et surtout, c’est faisable même si tu n’as jamais eu d’expériences en ferme. Je t’en parle plus en détail dans mon article dédié à mes expériences de jobs en Australie.
Avant de commencer, sache que je n’ai pas encore fait ma propre demande de deuxième visa de mon côté. Dans cet article, je partage avec toi mon expérience des fermes et les informations que j’ai collectées auprès d’amis qui l’ont renouvelée et ce que dit le site officiel. Pour des retours d’expérience en temps réel, les groupes Facebook sont tes meilleurs alliés et les Backpackers sur place.
Ce qu’il faut savoir avant de commencer tes 88 jours
Avant de faire la demande de ton deuxième visa, sache qu’il y a des prérequis indispensables, comme notamment avoir déjà effectué un Working Holiday Visa (ou WHV) en Australie. Si tu t’apprêtes à partir en Australie pour le première fois, j’ai consacré un article complet sur le sujet, je t’invite à le consulter : Visa PVT Australie 2026 : comment faire sa demande étape par étape.
Les conditions d’âge selon ta nationalité
Il y a un critère d’âge strict à prendre en compte pour ta demande de visa d’avances-travail : 18 à 30 ans pour les Belges, jusqu’à 35 ans pour les Français et Canadiens. Ce qui est bien avec le WHV en Australie est qu’il n’y a pas de quotas annuels, comme pour le PVT au Canada pour les Français, et il est possible de facilement renouveler son PVT dès lors que tu travailles tes 88 jours dans un domaine spécifique.
Pourquoi faire ses 88 jours même si tu n’es pas sûr de revenir ?
Je ne vais pas détailler ici mes expériences personnelles, mais voici les conseils que j’aurais aimé avoir avant de commencer. Je recommande à tout le monde de faire ses 88 jours, aujourd’hui, tu peux être sûr de ne jamais retourner dans ce pays, mais, si jamais tu décides avant tes 35 ans d’y retourner, c’est bien d’avoir accompli tes jours. Maintenant, admettons que tu saches que tu veux renouveler ton permis vacances-travail, je te recommande de commencer le plus tôt possible.
J’ai mis 4 mois pour faire mes 88 jours de travail, je connais très peu de personnes qui ont fait leurs 88 jours de ferme en seulement 3 mois. Je viens de te donner ma première raison, mais ma seconde raison est l’argent. Lorsque j’ai travaillé dans une usine qui comptait pour mes 88 jours pour renouveler mon working holidays, j’ai gagné 5000 euros par mois. C’était très dur, je travaillais 60 heures par semaine dans des conditions difficiles, mais c’était la première fois que je gagnais autant d’argent !
Je ne vais pas aborder dans cet article ceux qui falsifient, modifient leurs documents (la fameuse utilisation de Photoshop) ou mentent lors de leur demande de deuxième de Visa. Oui, ça fonctionne dans certains cas, mais j’ai également vu des cas, où ça n’a pas fonctionné. J’ai rencontré un gars qui vivait en Australie depuis cinq ans et qui avait menti lors du renouvellement de son PVT. Ils ont annulé le visa dans lequel il était et il lui restait une semaine pour partir. Si tu veux vivre en Australie et que c’est un plan de vie, je te conseille de ne jamais mentir à l’immigration, car sur le long terme, ils peuvent t’attraper.
Comment fonctionnent les 88 jours de travail spécifiques ?
Pour renouveler ton PVT, l’Australie exige que tu aies cumulé 88 jours de travail spécifique dans des secteurs et des zones régionales bien précis. C’est le nombre officiel et c’est important de parler de « jours » plutôt que de « 3 mois », parce que la durée réelle dépend entièrement de ton rythme de travail.
Les 88 jours, ça correspond à environ 3 mois si tu bosses à temps plein, mais si tu travailles à temps partiel, ou que tu enchaînes plusieurs employeurs avec des coupures entre les deux, tu peux très bien mettre 4, 5 voire 6 mois pour atteindre ce chiffre. Moi, il m’a fallu 4 mois pour les atteindre et je connais très peu de personnes qui ont bouclé leurs 88 jours en exactement 3 mois calendaires. Si j’ai mis quatre mois, c’est que j’ai trouvé un emploi régulier avec beaucoup d’heures en ferme (plus précisément une usine de packing/sorting), mais je pense que j’ai eu beaucoup de chance de trouver ce travail.
Ce que le gouvernement australien compte, c’est des jours effectivement travaillés, pas des semaines ou des heures cumulées. La règle est stricte sur ce point d’ailleurs, tu peux vérifier sur le site de l’immigration.
Il y a des documents qui prouvent tes 88 jours et il va falloir que tu les gardes précieusement. Toutes tes fiches de paie (« payslips ») et veille à ce que ton employeur ait bien un numéro ABN (Australian Business Number). Sans ces preuves, ton dossier peut être refusé, même si tu as effectivement fait les 88 jours. Il existe un formulaire 1263 qui peut également attester des jours, mais je ne l’ai jamais fait remplir par mon employeur, dans la majorité des cas, ce qui compte, ce sont tes payslips et la déclaration de ton employeur.
Temps plein, temps partiel : comment compter correctement ?
À temps plein, chaque jour travaillé compte y compris les jours de repos (week-end) si ton employeur te les déclare comme journées payées dans le cadre de ta période d’emploi. En pratique, si tu travailles cinq jours par semaine, tu peux inclure les deux jours de repos de la semaine dans ton décompte, car l’immigration considère une période d’emploi de sept jours calendaires pour cinq jours travaillés. C’est la règle dite des « notional rest days ».
À temps partiel, chaque journée travaillée compte comme un jour, même si tu n’as travaillé que quelques heures ce jour-là. En revanche, trois demi-journées sur trois dates distinctes, ça revient à 3 jours. Mais trois demi-journées le même jour ne valent toujours qu’un jour. Ce qui compte, c’est la date, pas le volume horaire.
Quelques règles à garder en tête :
- Tu peux fractionner tes 88 jours chez plusieurs employeurs, dans plusieurs régions, à des périodes différentes tant que chaque job est éligible.
- Un jour non déclaré par ton employeur n’existe pas aux yeux de l’immigration, même si tu étais physiquement présent sur le lieu de travail.
- Les jours travaillés pendant un Bridging Visa (entre ton premier et ton deuxième visa) peuvent aussi être comptabilisés, à condition que tu aies fait ta demande de renouvellement avant l’expiration de ton premier visa.
Quels jobs comptent pour tes 88 jours ?
Avant de te lancer, découvre mes conseils pour trouver un travail en Australie. Les emplois éligibles se concentrent principalement dans des secteurs où l’Australie a besoin de main-d’œuvre et se situent donc en majorité de zone rurale.
Farm work et cueillette (le choix des Backpackers)
La majorité des Backpackers choisissent les fermes : récolte de fruits, légumes, travail dans les vignes, plantations, élevage, écuries, etc. Disons que, pour faire ses 88 jours, les options ne manquent pas avec le nombre de fermes. Tous ces jobs sont éligibles, à condition qu’ils soient situés dans une zone régionale reconnue par le gouvernement australien. Personnellement, c’est l’option pour laquelle j’ai opté et ça a été une expérience que je ne regrette pas. Est-ce que ça a été dur ? Absolument, parfois, j’y pense et je me dis que c’était de la folie de travailler dans ces conditions. Est-ce que je le referai ? Oui, comme je l’ai dit, j’ai pu économiser beaucoup d’argent tout en rencontrant des Backpackers exceptionnels qui sont devenus des amis.
Construction, les mines et la pêche
Depuis quelques années, la liste des jobs éligibles s’est élargie bien au-delà des fermes. Tu peux aussi valider tes 88 jours dans le bâtiment, la maintenance d’infrastructures en zone rurale, la pêche commerciale, ou dans certaines mines.
Ces secteurs recherchent régulièrement de la main-d’œuvre et offrent souvent des salaires nettement au-dessus du minimum, comme les mines (tu as dû surement voir des vidéos Instagram). Attention cependant : pour la construction, une White Card (certificat de sécurité sur chantier) est exigée. Elle s’obtient en une journée de formation pour environ 70 AUD. Pour les mines, les postes accessibles sans qualification restent limités, mais renseigne-toi en amont.
Le tourisme et l’hôtellerie
Le tourisme et l’hôtellerie ne sont éligibles que dans les zones désignées « remote » ou « very remote» par le gouvernement australien. Concrètement, ça concerne principalement le nord de l’Australie et certaines îles isolées, comme Hamilton Island, par exemple, où travailler en hospo compte pour tes 88 jours alors que le même job à Cairns ne compterait pas.
C’est une option moins connue, mais qui peut valoir le coup si tu as une expérience en restauration ou en hébergement. Vérifie toujours le code postal de l’établissement avant d’accepter un poste.
Sylviculture et reconstruction post-catastrophe
Deux catégories plus spécifiques, mais bien réelles. La sylviculture (plantation d’arbres et travail forestier) est éligible dans les zones régionales désignées. La reconstruction après incendies ou inondations l’est aussi, depuis que l’Australie a été frappée par des feux de brousse et des inondations majeurs. Aide à la reconstruction, soutien logistique, nettoyage encadré et certaines missions bénévoles entrent même dans le cadre, mais uniquement si elles sont officiellement reconnues par le gouvernement. Renseigne-toi directement sur le site de l’immigration avant de t’engager.
Où travailler ? Vérifier les zones régionales éligibles
Pour vérifier si une ferme ou une ville est bien dans une zone éligible, je te conseille de regarder directement sur le site officiel . Vérifie toujours avant de signer quoi que ce soit que le code postal correspond à ce qui est attendu par l’immigration. J’ai un ami allemand qui a cru qu’une ferme comptait pour ses 88 jours, mais ce n’était pas le cas, donc ne te fie pas aux rumeurs en auberge : une ville qui « ressemble » à une zone rurale n’est pas forcément éligible.
La notion de « Regional Australia » est centrale : seuls les emplois réalisés dans ces zones sont pris en compte, cela exclut donc Sydney, Melbourne, Brisbane et d’autres grandes métropoles. Pour vérifier si une ville ou une ferme est dans la bonne zone, le gouvernement australien met à disposition un outil officiel de recherche de codes postaux.
Farm work : les arnaques à connaître avant de partir
Je ne vais détailler que ce travail, car c’est le seul que j’ai choisi pour effectuer mes 88 jours. Pour t’aider à te projeter, j’ai partagé [mes expériences de boulot en Australie] : entre rencontres inoubliables, paysages grandioses et journées éreintantes !
Le farm work attire malheureusement autant de Backpackers que d’employeurs peu scrupuleux. Voici les signaux d’alarme à ne jamais ignorer avant d’accepter un job :
- Une offre « trop belle » : salaire très au-dessus de la moyenne, logement gratuit, avantages disproportionnés, il faut se méfier.
- On te demande de payer une caution ou un « deposit » pour obtenir le job, n’accepte pas, car généralement c’est une arnaque.
- Aucun ABN fourni, ou refus de te donner des fiches de paie, c’est complètement illégal.
- Paiement proposé uniquement en cash et sans trace écrite, tes jours ne comptent pas pour le visa.
Avant même de te déplacer, demande le numéro ABN de la ferme et vérifie-le sur abn.business.gov.au. Et à chaque paie, exige ton payslip, même si on te dit « ce n’est pas l’habitude ici » (cette phrase doit sonner comme un signal d’alarme). Garde une trace écrite de tout : contrat, échanges par message, photos du lieu de travail et en cas de litige, signale l’employeur à Fair Work Australia le signalement est anonyme.
J’ai rencontré en Australie des personnes qui ont travaillé deux mois dans une ferme pour se retrouver avec des jours non comptabilisés parce qu’ils étaient payés en cash, sans être déclarées ou encore ils se sont rendu compte que le critère d’éligibilité n’était pas bon. Ne te retrouve pas dans cette situation : un job non déclaré, c’est un job qui n’existe pas aux yeux de l’immigration. Parfois, des agriculteurs dont la zone ne fait pas des codes postaux mentent sur les sites, donc pense bien à vérifier avant d’acheter ton billet d’avion aller-retour.
J’ai travaillé dans des fermes grâce à des working hostel mais il faut savoir qu’il y a aussi son lot d’arnaques dans ce genre d’auberge de jeunesse.
Combien est-ce que tu vas gagner en farm work ?
Le salaire minimum national en Australie est mis à jour chaque 1er juillet. Depuis le 1er juillet 2025, le taux horaire de référence est de 24,95 AUD/heure selon Fair Work Australia.
En pratique, il y a deux modes de paiement en ferme :
- À l’heure (hourly rate) : plus sécurisant, tu sais exactement ce que tu gagnes.
- Au rendement (piece rate / bin rate) : tu es payé selon ta production (nombre de caisses, kilos récoltés). Depuis 2022 : ton employeur est obligé de te garantir le salaire minimum horaire, même si ta production est faible. Un accord écrit (piecework record) doit être signé avant que tu commences. Si ce n’est pas le cas, tu peux le signaler à Fair Work Australia (signalement anonyme possible).
Comment faire ta demande de deuxième visa PVT
Je n’ai pas encore fait ma demande de deuxième visa moi-même ce qui suit est basé sur les retours des amis Backpackers qui l’ont fait et sur le site officiel de l’immigration australienne. Les frais de dossier pour le visa Working Holiday (subclass 417) s’élèvent à 670 AUD. À ce montant peuvent s’ajouter des frais médicaux si un bilan de santé t’est demandé (radio pulmonaire, check-up chez un médecin agréé). Ce tarif évolue régulièrement donc vérifie toujours le montant en vigueur directement sur immi.homeaffairs.gov.au avant de valider ta demande. Comme pour ta première demande de PVT en Australie, il faudra que tu souscrives à une assurance santé pour ta deuxième année de PVT.
Les documents indispensables avant de commencer
Avant même de te connecter à ImmiAccount, assure-toi d’avoir tout ça sous la main :
- Passeport valide
- Tous tes payslips (chaque fiche de paie, depuis le premier jour)
- Numéro ABN de chaque employeur pour lequel tu as travaillé
- Preuves d’emploi complémentaires : contrat, échanges écrits, photos si tu en as
- Formulaire 1263 si ton employeur l’a rempli (pas obligatoire dans tous les cas)
Un conseil : ne cherche pas tes payslips au dernier moment, garde-les au fur et à mesure dans un dossier dédié (drive, email ou papier, peu importe) dès ton premier jour en ferme.
Tu fais ta demande depuis l’Australie
Connecte-toi à ton ImmiAccount (le même compte que tu as utilisé pour ton premier visa) et dépose ton dossier directement depuis là.
Il faut déposer ta demande au moins quatre à six semaines avant l’expiration de ton premier visa. Avant j’ai l’impression que la réponse arrivait en quelques heures à quelques jours si ton dossier est complet et que l’algorithme valide tes ABN automatiquement. Aujourd’hui, j’ai l’impression que l’obtention du visa prend plusieurs semaines. Si l’immigration te demande en plus une visite médicale (ce qui peut arriver selon ton profil, quel que soit le rang du visa), prévois du temps supplémentaire.
En attendant la décision, tu bascules automatiquement sur un Bridging Visa. Ce visa te permet de rester légalement en Australie, mais il y a une règle à ne jamais oublier : ne quitte pas le territoire pendant cette période. Si tu pars, ton Bridging Visa est annulé et tu devras revenir en visa touriste. Mon ami irlandais est parti aux Philippines et en Nouvelle-Zélande pendant son Bridging Visa à son retour, il avait perdu son statut et s’est retrouvé en visa touriste.
Tu fais ta demande depuis l’extérieur de l’Australie
Dans ce cas, tu peux déposer ta demande de deuxième visa depuis n’importe quel pays. Si elle est acceptée, tu auras un délai d’un an pour entrer en Australie, et ton visa sera valable un an à partir de ta date d’entrée sur le territoire.
Ce que j’aurais aimé savoir avant de commencer
Les 88 jours de farm work, ce n’est pas la partie du PVT dont tu rêves quand tu regardes des photos de Sydney ou de Melbourne sur Instagram, souvent bien loin des plages aussi. C’est le réveil à 5h, les bras qui brûlent après une journée à cueillir, mal au dos à forcer de rester sur place quand tu fais du sorting ou du packing, et parfois le logement spartiate qui va avec.
Je ne vais pas te mentir, car ça a été difficile, il y a des jours où j’ai voulu tout abandonner et prendre le premier billet d’avion pour rentrer en France. Pourtant, c’est aussi l’une des expériences dont je parle le plus quand on me demande ce que j’ai fait en Australie et quels types de travail, j’ai eu. Parce que c’est là que j’ai rencontré des gens incroyables, des Backpackers venus des quatre coins du monde, avec qui on partageait la même galère et le même objectif. D’ailleurs, cette semaine, j’ai accueilli des amies japonaises en France que j’avais rencontrées durant mes mois en ferme.
J’ai vu une Australie profonde, rurale, loin des sentiers touristiques, que je n’aurais jamais découverts autrement. C’est une expérience à part entière mais l’aventure en vaut la peine.
Si tu hésites encore à te lancer, voilà ce que je te dirais : fais-le. Même si tu n’es pas sûre de vouloir renouveler ton visa aujourd’hui. Parce qu’à 24 ans, tu peux te dire que tu ne retourneras jamais en Australie, et à 33 ans, changer d’avis et là, tu seras content d’avoir tes 88 jours dans la poche afin de faire ta demande de renouvellement de visa.
La seule chose que je referais différemment ? Commencer plus tôt car il est très rare de finir ses 88 jours en 88 jours. Toujours vérifier les codes postaux de mes employeurs avant de signer quoi que ce soit et pour le reste, même les galères, je le garde.
Et toi, tu les as faits où tes 88 jours ? Dans les vignes, les vergers, les mines, ou ailleurs ? Raconte-moi en commentaire tes expériences, je lis tout.
Les questions fréquentes pour le renouvellement du visa
Est-ce que le bénévolat (WWOOFing) compte toujours pour le PVT ? Non, sauf cas très rares et très encadrés. Depuis 2013, le bénévolat classique n’est plus accepté, sauf si tu es déclaré, payé et couvert comme un salarié classique.
Peut-on faire ses 88 jours en plusieurs fois ? Oui, tu peux cumuler différents jobs, employeurs ou régions, à condition que chaque journée soit bien déclarée et que tu restes dans les secteurs/zones éligibles. Tu peux donc faire 2 semaines ici, 1 mois-là, etc., tant que tu atteins 88 jours au total.
Est-ce que les week-ends comptent dans mes 88 jours ? Oui, dans la plupart des cas. Si tu travailles cinq jours par semaine, l’immigration inclut les deux jours de repos dans ton décompte calendaire, c’est la règle des « notional rest days ». En revanche, si tu ne travailles pas du tout une semaine, ces jours ne comptent pas.
Que se passe-t-il si mon employeur ferme ou me licencie avant mes 88 jours ? Tes jours déjà travaillés et déclarés restent valables. Tu peux enchaîner avec un autre employeur éligible pour compléter ton compteur. C’est pour ça qu’il est essentiel de garder tous tes payslips dès le premier jour, même si tu changes de ferme en cours de route.
Peut-on travailler pour plusieurs employeurs en même temps ? Oui, tout à fait. Tu peux cumuler deux jobs éligibles simultanément, à condition que chacun soit dans une zone et un secteur reconnu. Chaque journée travaillée ne compte qu’une fois, même si tu as travaillé pour deux employeurs ce jour-là.




