La première fois que je suis allée à Séoul, c’était pour rejoindre une amie qui faisait son PVT en Corée du Sud, j’y suis restée huit jours. Je ne connaissais rien à la ville ni à la Corée du Sud que je ne connaissais qu’à travers le prisme de Kpop et des K-dramas. Je vais être honnête avec toi, je suis repartie complètement sous le charme. Le deuxième séjour, c’était en novembre 2025, avec des amies que je me suis faites en Australie pour rejoindre des amies coréennes et, cette fois, pour une semaine seulement. Et j’ai eu l’impression de découvrir une ville complètement différente, seulement, en changeant de saison.
Séoul, c’est difficile à résumer, car c’est une grande métropole asiatique avec une influence américaine très marquée entre les voitures, l’apparence, les buildings qui côtoient des palais royaux millénaires et des marchés de street food qui existent depuis des siècles. Il y a énormément de choses à faire, très différentes les unes des autres, et c’est exactement ça qui en fait une ville à part.
Dans cet article, je partage avec toi mes activités préférées après deux séjours et ce n’est pas un classement, juste ce que j’ai vécu et ce que je referais sans hésiter.
Informations pratiques pour visiter Séoul
Pour tout ce qui concerne l’arrivée depuis l’aéroport, la carte SIM, les applis indispensables et les transports, j’ai écrit un guide logistique complet sur la Corée du Sud.
Comment se déplacer à Séoul ?
Le métro est ton meilleur ami à Séoul, il y a 21 lignes, 453 stations avec des indications en anglais partout. La première chose à faire en arrivant : acheter une carte T-money. Elle s’achète à l’aéroport d’Incheon ou dans n’importe quelle supérette (CU, GS25, 7-Eleven) pour 3 000 à 5 000 wons, puis tu la recharges selon tes besoins. Un trajet en métro coûte environ 1 350 wons avec la T-money, et tu bénéficies de correspondances gratuites avec les bus dans les 30 minutes. La carte fonctionne aussi pour les bus et les taxis.
Mon conseil : télécharge Kakao Maps ou Naver avant de partir, c’est l’application de navigation locale et indispensable.
Prix des principales activités
| Activité | Adresse / Accès métro | Horaires | Prix adulte | Gratuit si… |
|---|---|---|---|---|
| Palais Gyeongbokgung | 161 Sajik-ro · Ligne 3, station Gyeongbokgung sortie 5 | Mer–lun, 9h–18h (17h en hiver) | 3 000 wons | Hanbok, -18 ans, +65 ans, dernier mercredi du mois |
| Bukchon Hanok Village | Gahoe-dong · Ligne 3, station Anguk sortie 2 | Lun–sam, 10h–17h | Gratuit | — |
| Marché de Gwangjang | Jongno-gu · Ligne 1 ou 2, station Euljiro 4-ga | Tous les jours | Gratuit (entrée) | — |
| Mont Inwangsan | Ligne 3, station Dongnimmun sortie 2 | Toujours ouvert | Gratuit | — |
| Rivière Han (Yeouido) | Ligne 5 ou 9, station Yeouinaru sortie 2 | Toujours ouvert | Gratuit | — |
| Life 4 Cuts | Partout à Hongdae, Myeongdong, Seongsu | Selon boutique | ~5 000 wons | — |
| Match de baseball | Jamsil Stadium · Ligne 2 ou 9, station Jamsil sortie 5-6 | Fin mars–fin sept, sauf lundi | À partir de 9 000 wons | — |
| Noraebang | Partout à Hongdae | Selon salle | 15 000–30 000 wons/h | — |
| Location hanbok | Près de Gyeongbokgung | Selon boutique | 10 000–20 000 wons | — |
| Pass 4 palais + Jongmyo | Aux caisses de chaque palais | — | 10 000 wons | — |
Si tu prévois de visiter plusieurs palais, le pass 10 000 wons est largement rentable et le dernier mercredi de chaque mois, tous les palais sont gratuits pour tout le monde à noter dans ton agenda.
Où dormir à Séoul
J’ai dormi dans deux types d’hébergements selon mes séjours : un Airbnb au sud de la Han River lors de mon premier séjour, plus calme et résidentiel, et une auberge de jeunesse à Myeongdong pour mon deuxième séjour, idéalement placé pour visiter à pied les différents quartiers.
- Myeongdong : central, animé, parfait pour les petits budgets et les solos, les auberges sont nombreuses et bien situées
- Hongdae : ambiance étudiante et festive, beaucoup de restos et de bars, idéal pour les 20-30 ans
- Gangnam : plus calme, plus cher, bon point de départ pour explorer le sud de la ville
- Insadong / Bukchon : idéal si tu veux être proche des palais et du quartier historique
Compte entre 15 000 et 30 000 wons (10-20€) la nuit en dortoir, et 60 000-120 000 wons (40-80€) pour une chambre privée selon le quartier.
Meilleure saison pour visiter Séoul
J’y suis allée en juin-juillet et en novembre et j’ai eu deux expériences très différentes.
- Printemps (mars-mai) : les cerisiers fleurissent autour des palais et dans les parcs, c’est la saison la plus photogénique. Attention aux foules en avril.
- Été (juin-août) : chaud et humide, avec des pluies fréquentes en juillet (mousson). Beaucoup de monde, mais la ville est en pleine effervescence entre les festivals, les concerts, les soirées en plein air, et les petites démonstrations un peu partout. C’est la saison que j’ai préférée pour l’énergie.
- Automne (septembre-novembre) : ma deuxième saison préférée avec les érables rouges autour des palais et dans les parcs, les températures sont idéales, il y a moins de touristes.
- Hiver (décembre-février) : froid et sec, parfois enneigé, avec un vent venu de Sibérie. Les palais sous la neige sont spectaculaires, et tu évites les foules, mais prévois des vêtements chauds.
Gyeongbokgung et les palais royaux de Séoul
Imagine-toi franchissant une immense porte en bois ornée de motifs colorés et te retrouvant soudain au cœur d’un autre siècle. Gyeongbokgung, le palais du bonheur resplendissant, est le plus grand des cinq palais royaux de Séoul et offre une plongée dans l’histoire de la dynastie Joseon. Fondé en 1395, il a traversé destructions et reconstructions, et reste, aujourd’hui, l’un des lieux les plus marquants qu’on puisse visiter à Séoul. J’ai beaucoup aimé la couleur pastels des palais coréens mais attention, le palais est fermé le mardi.
Petit conseil : pour vivre l’expérience à fond, loue un hanbok, la tenue traditionnelle coréenne. Plusieurs boutiques proposent des modèles somptueux pour quelques heures ou la journée, et en hanbok, tu entres gratuitement dans les palais. Lors de ma dernière visite, j’ai choisi un hanbok rouge avec des broderies dorées !
La cérémonie de la relève de la garde, ritualisée et colorée, se déroule deux fois par jour devant la porte principale (10h et 14h). Les gardes, impassibles, défilent au rythme de la musique ancienne, ça dure environ 20 minutes et c’est gratuit devant le palais et même sans billet d’entrée. Des visites guidées gratuites en anglais sont disponibles à 11h, 13h30 et 15h30 au départ du centre d’information, à l’intérieur de la porte Heungnyemun.
Si tu as le temps, je te conseille de visiter les autres palais voisins qui valent le détour : Changdeokgung, réputé pour son Secret Garden, et Deoksugung, avec sa magnifique allée de ginkgos (les couleurs sont magnifiques en automne mais attention à l’odeur). Mon astuce : visite tôt le matin ou en fin de journée pour éviter la foule et profiter de la lumière dorée sur les toits en tuiles.

Assister à un match de baseball à Séoul
Tu penses que le baseball, c’est un sport réservé aux Américains ? Détrompe-toi : en Corée du Sud, c’est une véritable institution. Le football et le baseball font partie des sports les plus suivis en Corée du Sud. J’ai eu la chance d’assister à un match des LG Twins au Jamsil Stadium, et, honnêtement, sans connaître les règles, j’ai adoré chaque minute. Enfin, surtout grâce au cheerleading, je ne vais pas te mentir !
Chaque équipe a ses chants et ses gestes fétiches que les supporters connaissent par cœur. Les supporters viennent souvent en famille, tout le monde joue le jeu, et il n’est pas rare de voir des groupes d’amis s’affronter dans des challenges de danse entre deux manches.
Le rituel commence dès l’entrée : des vendeurs ambulants servent le fameux “chimaek”, combo gagnant de poulet frit et bière fraîche. Le poulet frit en Corée du Sud devrait être considéré comme un incontournable. Le « chimaek » est certes incontournable, mais tu peux aussi goûter aux snacks typiques coréens : tteokbokki (gâteaux de riz pimentés), et hotteok (pancake sucré), ou même Kimbap. L’ambiance dans les tribunes est unique : des supporters survoltés, des chansons reprises en chœur, des mascottes qui dansent, et même des pom-pom girls qui entraînent la foule.
Mon avis sur le baseball est que, pour une non passionnée, les actions sont hyper lentes et la durée de match est indéterminée, mais l’ambiance du terrain rend l’expérience incroyable (un peu comme les matchs de hockey).
Pour acheter tes billets, plusieurs options : en ligne via les plateformes officielles (le site de billetterie Interpark est en coréen) ou directement au guichet du stade. Selon le match, il est important d’arriver tôt, surtout pour les grosses affiches. Les matchs des LG Twins notamment, peuvent afficher complet bien avant le coup d’envoi.

Se perdre dans les pop-up Stores de Seongsu-dong
Bienvenue à Seongsu-dong, le Brooklyn de Séoul, le quartier qui a su transformer ses vieilles usines en temples de la créativité. Dans chaque rue, il y a une nouvelle surprise : pop-up stores, des cafés design, des ateliers de créateurs, et des galeries d’art. À mes yeux, c’est l’un des quartiers les plus instagrammables de Séoul, autrefois une zone industrielle avec les vieilles usines, il y a vraiment un charme. Je reconnais que j’ai découvert une passion pour les stickers et les achats de dessins d’artistes coréens.
J’ai adoré flâner à Seongsu sans plan précis, car, justement, les surprises t’attendent quand tu t’y attends le moins. Pour dénicher les boutiques du moment, surveille les réseaux sociaux ou les petites affiches collées sur les murs du quartier. Les pop-up stores changent souvent et ne sont ouverts que quelques semaines. Il y a une application NOL qui recense tous les événements éphémères de la semaine à Séoul.
À ne pas manquer : le magasin « Daelim Changgo », ancienne usine d’impression devenue espace culturel, où tu peux assister à des expos ou simplement te poser avec un café. Le weekend, le quartier s’anime de marchés de créateurs et de performances musicales.

Randonner au mont Inwangsan : vue panoramique sur Séoul
Tu as envie d’une pause nature et d’un panorama inoubliable ? Direction le Mont Inwangsan, facile d’accès depuis le centre-ville. À seulement quelques stations de métro du centre, ce petit sommet de 338 mètres est probablement la randonnée la plus accessible qu’on puisse faire en plein cœur d’une capitale.
Le sentier suit les remparts historiques de Séoul, vestiges de l’ancienne cité. Sur le chemin, tu croises des locaux en train de méditer, des étudiants venus dessiner le paysage, et parfois des groupes pratiquant le « salleong », une forme de yoga coréen en plein air. La montée est abordable, même pour les moins sportifs, et les escaliers naturels au milieu des rochers rendent l’ascension ludique. Une chose à ne pas rater en chemin : le sanctuaire chamaniste Guksadang, encore actif aujourd’hui, avec ses autels colorés accrochés à la roche. C’est dépaysant et totalement inattendu.
Le clou du spectacle : le panorama à 360° sur Séoul, avec la Namsan Tower qui scintille au loin, et les gratte-ciels qui semblent flotter dans une mer de lumières au coucher du soleil. Prends ton appareil photo : les couleurs changent chaque minute, et la lumière dorée sur les remparts est magique. La montée à la Namsan Tower vaut également le détour pour admirer la vie sur Séoul et il s’agit de l’une de mes vues panoramiques préférées quand je vais à Séoul.
Je te recommande de monter en fin de journée pour le coucher de soleil, ou très tôt le matin si tu veux avoir le sommet pour toi tout seul et profiter de la brume matinale sur la ville. En été, pars avant 9h, car il n’y a aucune ombre sur la partie haute, et la chaleur peut vite devenir pesante.

Street Food au Marché de Gwangjang
Le marché de Gwangjang, c’est le paradis de la street food coréenne, ouvert depuis 1905, c’est le plus ancien marché permanent de la ville. Dès l’entrée, les parfums te happent : huile de sésame, épices, pâte de haricots.
Commence par les « bindaetteok », ces pancakes aux haricots mungo dorés à la poêle, croustillants à l’extérieur, fondants à l’intérieur. À côté, tu trouves les célèbres tteokbokki, ces gâteaux de riz pimentés dont la sauce rouge t’enflamme les papilles. Mon moment préféré : s’installer au comptoir d’un stand, regarder la cuisinière préparer les mandu (raviolis) devant toi, et échanger quelques mots malgré la barrière de la langue.
Le soir, le marché s’anime : lumières vives, groupes d’amis qui trinquent au soju, ambiance festive. Un conseil : viens avec de la monnaie, car j’ai eu des problèmes avec ma carte bancaire française (pas dans d’autres boutiques, comme à Seongsu mais parfois, il arrive que la carte ne passe pas selon le TPE). N’oublie pas de tester les “mayak gimbap”, petits rouleaux de riz et de légumes, parfaits pour grignoter en marchant. Si tu veux prolonger l’expérience, certains stands proposent des plats plus rares : sundae (boudin coréen), yukhoe (tartare de bœuf épicé) ou des crêpes aux algues. Défi du jour : goûter au moins trois spécialités que tu ne connais pas !
Depuis son passage dans le documentaire Street Food: Asia de Netflix, le marché est devenu beaucoup plus touristique. Certains stands pratiquent des prix un peu plus élevés pour les étrangers, garde un œil sur les prix affichés et n’hésite pas à t’éloigner des stands justes à l’entrée pour trouver les vraies pépites locales plus loin dans les allées.
Se promener dans le village hanok de Bukchon
Au cœur de Séoul, Bukchon Hanok Village est un voyage dans le temps, à mi-chemin entre les palais de Gyeongbokung et Changdeokgung. Ce quartier de plus de 600 ans abrite des maisons traditionnelles coréennes aux toits de tuiles courbes et qui contraste avec les gratte-ciels en arrière-plan. Ce qui rend unique Bukchon est que ce n’est pas un musée à ciel ouvert ou une reconstitution pour touriste, des gens y vivent vraiment.
Le quartier étant résidentiel, il est important de respecter le silence, les lieux. Depuis mars 2025, la zone rouge du village est accessible uniquement entre 10h et 17h. En dehors de ces horaires, une amende de 100 000 KRW peut être appliquée. »
Je te recommande de te perdre dans les ruelles, et pour pousser l’expérience encore plus loin de dormir dans un hanok (j’ai vécu l’expérience de dormir dans un Hanok quand j’ai fait un road trip dans le sud de la Corée du Sud et je te recommande de vivre cette expérience).

Shopping K-Beauty à Myeongdong
Myeongdong, c’est le temple de la beauté coréenne et du shopping branché. Les enseignes clignotent, les vendeurs t’accueillent à grand renfort d’échantillons gratuits, et les rues débordent de stands de street food et de vitrines colorées. Ce quartier, j’y ai dormi durant mon deuxième séjour en Corée du Sud, il est très touristique, intense, coloré et totalement addictif.
Tu veux tester les rituels K-Beauty ? Olive Young, Innisfree, Etude House ou Laneige : chaque boutique propose ses best-sellers et des nouveautés. Ne manque pas les masques pour le visage, les crèmes à base de centella asiatica ou les sérums à la bave d’escargot (oui, c’est le secret éclat des Coréennes !). Une amie coréenne m’a dit que la qualité des produits cosmétiques au Daiso avait bien augmenté. Les magasins ferment si tard également, c’est à chaque fois un plaisir quand tu es touriste.
J’ai personnellement une préférence pour Olive Young, et plus particulièrement celui de Myeongdong, car il propose un service de tax refun immédiat. Selon le montant de tes achats, tu peux bénéficier de la tax free et ce n’est pas négligeable ! Attention, si tu veux bénéficier du remboursement de taxe immédiatement à la caisse, il faut présenter ton passeport physique (la photo ne fonctionne pas). Personnellement, je suis souvent les stickers qui disent « Olive Young Awards » car ces dernières expliquent que le produit fait partie des meilleures ventes élues par des millions de clients coréens. Ce que j’adore ramener : les masques tissus ! Vraiment, c’est mon péché mignon, en novembre 2025, j’en avais acheté au minimum 52 masques (un par semaine pour un an).
Mon conseil : les grandes ventes d’Olive Young (mars, juin, septembre et décembre) correspondent aux plus grandes soldes que propose l’enseigne. Durant cette période, il y a des remises plus importantes, des kits d’échantillons, si tu es membre, il y a des coupons en plus. Donc, si tu viens à cette période, et que tu aimes la Kbeauty, il est intéressant d’y aller.
En dehors des cosmétiques, Myeongdong est aussi le paradis du shopping : vêtements de créateurs locaux, accessoires originaux, gadgets high-tech. Cependant, le quartier est un peu plus cher au niveau des restaurants et des machés, donc n’hésite pas à te déplacer de quartier pour manger.
Noraebang : chanter au karaoké à Séoul
Le « Noraebang », c’est le karaoké coréen, norae signifie chanson et bang signifie salle. Les karaokés, il en existe partout, j’en ai fait au Japon, en Australie et en France, mais durant mon deuxième séjour, j’étais avec des amies japonaises, coréennes et suédoises, c’était une expérience incroyable de chanter avec ces personnes. Ici, on ne chante pas devant une foule, mais dans des cabines privées, équipées d’un système son digne d’un studio, lumières disco et micros sans fil. À Hongdae, il y a énormément de karaokés qui valent le détour, mais si tu n’as jamais tenté l’expérience, je ne peux que te recommander cette activité.
Entre amis ou en solo, tu peux choisir parmi des milliers de chansons coréennes et internationales. Les Coréens adorent s’y retrouver après le travail, pour relâcher la pression et partager un moment de complicité. Mode d’emploi : choisis ta chanson sur l’écran tactile, règle le volume et les effets, et lance-toi ! Les cabines sont souvent équipées de percussions ou de maracas pour accompagner le chant. N’hésite pas à tester les chansons coréennes, même si tu ne connais pas les paroles : la foule apprécie l’effort et t’encouragera à fond.
Mon anecdote : que ce soit au Japon ou en Corée, il y a toujours ma chanson favorite de karaoké « pour que tu m’aimes encore » par Céline Dion.
Photomaton coréen : Life 4 Cuts et les autres
Partout dans Séoul, dans les rues de Hongdae, à Myeongdong ou niché dans une ruelle de Seongsu, tu peux tomber sur de petites cabines lumineuses où tu peux immortaliser ton passage en quelques minutes. Les photomatons coréens sont devenus un rituel incontournable à chacun de mes séjours à Séoul. Il existe plusieurs enseignes comme Life 4 Cuts Photoism, Haru film et des dizaines de studios indépendants proposent des univers différents.
Le concept : tu entres dans la cabine, choisis ton décor, tes accessoires (chapeaux, lunettes, perruques), et lance la série de photos. Les résultats sont instantanés : quatre photos divisées en petits cadres à la suite, imprimées sur un joli papier, que tu peux personnaliser avec des stickers ou des filtres numériques. Il n’y a pas de besoin de parler coréen, car la plupart des machines ont une interface en anglais.
Astuce créative : utilise les stickers fournis pour personnaliser tes photos, ou crée un mini carnet de voyage avec tes clichés. Certains studios proposent même d’imprimer les photos sur des magnets ou des porte-clés, parfaits pour offrir ou garder avec toi.
Pique-niquer au bord de la rivière Han
Il y a des moments à Séoul qui ne ressemblent à rien d’autre, et l’un d’eux se passe au bord de la rivière Han. Allongée sur la pelouse, face à la skyline de la ville, du poulet frit commandé via une appli et livré directement sur l’herbe, une canette à la main.
Les Coréens sont passés maîtres dans l’art du pique-nique : boissons, snacks, et même des tentes pour se protéger du soleil ou du vent. Tu peux même louer la tente, le tapis, la table pour environ 20000 KWR (vraiment c’est des pros).
Si tu es à Séoul entre avril et octobre, ne manque pas le spectacle de la fontaine arc-en-ciel de Banpo le soir : jets d’eau illuminés par des LED, musique et ambiance féérique pendant 20 minutes par spectacle. Le pont devient le théâtre d’un ballet aquatique, parfait pour terminer la journée en beauté. Cette fontaine a été reconnue par le Guiness World Records comme la plus longue fontaine de pont du monde ! Le weekend et les jours fériés, les shows sont à 12h, 19h30, 20h, 20h30 et 21h. En haute saison (juillet-août), une séance supplémentaire à 21h30 s’ajoute.
Petit conseil : emporte une couverture et un sweat, car les soirées au bord de l’eau peuvent être fraîches et, pour immortaliser le moment, pense à prendre des photos au golden hour : lumière idéale pour des portraits naturels.

Bonus : les caricatures du quartier d’Insadong
Insadong, c’est le quartier des artistes, des calligraphes, des amateurs de cafés et de thés et des créateurs. Sur la grande rue principale, tu repères vite les stands de caricature, où des dessinateurs talentueux croquent ton visage en quelques minutes.
Mon expérience : en dix minutes chrono, j’ai reçu un portrait, parfait pour offrir ou garder en souvenir d’un voyage, le prix est pas très cher, tu n’attends pas longtemps. Tu peux ajouter des éléments personnalisés : ton animal préféré, un accessoire qui te définit, ou même une bulle de dialogue, ou même faire le portrait de plusieurs personnes ensembles.
Astuce : choisis ton caricaturiste en observant les œuvres exposées sur son stand. La plupart acceptent les paiements en espèces ou via applis locales. Et si tu veux un souvenir encore plus original, certains ateliers proposent des caricatures de groupe ou des portraits « couple » façon manga.

Séoul vaut-elle le détour ? Mon avis
Difficile de répondre objectivement, car j’y suis retournée et que cela dit tout. Je pense que j’y retournerai encore.
Ce qui m’a le plus surprise, c’est à quel point Séoul échappe aux catégories, car ce n’est pas une ville « traditionnelle » comme Kyoto, ni une ville « moderne » comme Sydney. C’est les deux en même temps, souvent dans la même rue avec un palais du XVe siècle à 200 mètres d’un café pop-up mentos, une cérémonie de relève de la garde le matin et un match de baseball survolté le soir.
Ce que je garderai de mon deuxième séjour à Séoul : Céline Dion en karaoké avec des amies coréennes, les photos Life 4 Cuts avec des inconnus rencontrés dans la rue, le poulet livré sur la pelouse de la Han River au coucher du soleil. Des moments improbables qui n’auraient pu arriver que là.
Mon seul conseil : ne te contente pas des incontournables et Séoul récompense ceux qui s’y perdent un peu (il y a des pop-up stores de partout ! Tu veux faire une excursion depuis Séoul ? Séoul est aussi le point de départ pour plusieurs excursions comme visiter la DMZ, l’une des frontières les plus fascinantes du monde, ou encore visiter Nami Island , pour ses paysages de K-drama et pour Suwon l’article est en cours d’écriture.
Tu as des questions ou une pépite à partager ? Les commentaires sont là pour ça.
Les questions fréquentes sur Séoul
Combien de jours faut-il prévoir à Séoul ? Idéalement, prévois au moins cinq jours pour avoir un bon aperçu des principaux quartiers et sites touristiques, tout en prenant le temps de t’imprégner de l’ambiance de la ville. Avec trois jours, tu peux couvrir les incontournables (palais, Myeongdong, marché Gwangjang, rivière Han). Avec une semaine, tu peux explorer plus tranquillement et ajouter des excursions aux alentours comme par exemple Suwon, la DMZ ou encore l’île de Nami qui valent le détour.
Quel est le meilleur moment pour visiter Séoul ? Le printemps (avril) pour les cerisiers et l’automne (octobre-novembre) pour les érables sont les plus recommandés. L’été est chaud et humide, mais très animé. L’hiver est froid, mais permet de voir les palais sous la neige sans foule.
Séoul est-elle dangereuse ? Honnêtement, je me suis toujours sentie en sécurité à Séoul, je suis rentrée plusieurs fois tard et à pied la nuit sans problème dans la plupart des quartiers. De manière plus générale, je me suis toujours en sécurité en Corée du Sud, même quand je recevais des messages d’alerte pour m’annoncer que la Corée du Nord lance des colis suspects en Corée du Sud.
Faut-il parler coréen pour voyager à Séoul ? Non, pas du tout, car la plupart des panneaux de métro et des grands sites touristiques sont indiqués en anglais. L’appli Naver Map (beaucoup plus précise que Google Maps en Corée) et Papago pour la traduction sont tes meilleures alliées.
La carte T-money est-elle indispensable ? Oui, c’est la première chose à acheter en arrivant. Elle te permet de prendre le métro, le bus et même certains taxis sans avoir à manipuler de la monnaie à chaque trajet. Tu la trouves à l’aéroport d’Incheon dès la sortie de l’avion.
Les palais royaux de Séoul sont-ils vraiment gratuits en hanbok ? Oui et ça vaut vraiment le coup, rien que pour les photos et les souvenirs. La location d’un hanbok coûte environ 10 000-20 000 wons pour 2-3 heures, et tu entres gratuitement dans tous les palais royaux de Séoul avec. Sans hanbok, l’entrée est à 3 000 wons par palais ou 10 000 wons le pass 5 palais. Le dernier mercredi de chaque mois, c’est gratuit pour tout le monde.




