Partir en Corée du Sud : guide complet (visa, budget, apps)

Temps de lecture : 16 minutes
maisons traditionnelles hanok dans le village de Bukchon à Séoul
Sommaire de l'article

Imagine-toi atterrissant à Séoul, entourée de gratte-ciels et de néons, mais aussi de règles numériques bien à part. La Corée du Sud est un pays à la pointe de la technologie, qui a pourtant ses spécificités administratives et pratiques, et elles peuvent vite donner le tournis si tu n’es pas préparée.

Tu prépares ton voyage et tu te demandes ce qu’il faut savoir avant de partir en Corée du Sud ? Pas de panique ! J’y suis allée deux fois, à l’été 2024, en arrivant du Japon, puis à l’automne 2025, et je t’ai rassemblé ici tout ce qui m’aurait fait gagner du temps : les formalités d’entrée, dont la nouvelle e-Arrival Card obligatoire depuis 2026, le budget, les cartes de transport, les applications indispensables pour survivre sur place, et mon retour d’expérience sur la conduite (spéciale dédicace aux fans de road trip !). Que tu sois une aventurière solo ou une voyageuse organisée, tu trouveras ici tous les conseils pratiques pour profiter à fond de ton séjour coréen.

Avant le départ : formalités et administratif

Avant même de réserver ton vol, il y a un incontournable qui est de vérifier les formalités d’entrée. La Corée du Sud a mis en place ces dernières années un système bien à elle, le K-ETA, qui remplace pour la plupart des voyageurs le traditionnel visa.

K-ETA, visa ou e-Arrival Card : de quoi as-tu besoin ?

En temps normal, les ressortissants français doivent obtenir un K-ETA (Korea Electronic Travel Authorization) pour un séjour touristique de moins de 90 jours. Il coûte environ 10 000 wons, reste valable plusieurs années pour plusieurs entrées, et ne s’obtient que sur le site officiel, alors méfie-toi des sites clones qui te le facturent bien plus cher pour rien !

Bonne nouvelle, le gouvernement coréen a suspendu cette obligation pour les Français jusqu’au 31 décembre 2026. Si tu pars avant cette date, tu n’as donc ni visa ni K-ETA à demander, et un passeport valide suffit pour un séjour de moins de 90 jours. Pour un voyage en 2027, vérifie avant de partir si l’exemption a été prolongée, sur le site de l’ambassade de Corée en France.

En revanche, depuis le 1er janvier 2026, tu dois remplir l’e-Arrival Card, la carte d’arrivée électronique qui remplace l’ancien formulaire papier distribué dans l’avion. Elle se remplit gratuitement sur le site officiel e-arrivalcard.go.kr, dans les trois jours qui précèdent ton arrivée, avec ton passeport, ton numéro de vol et l’adresse de ton premier hébergement. Tu reçois une confirmation par e-mail, que je te conseille de garder en capture d’écran au cas où on te la demanderait à l’immigration.

Assurance voyage et santé : ce qu’il faut prévoir

La Corée du Sud a un excellent système de santé, mais les soins y coûtent très cher pour un étranger, et France Diplomatie rappelle qu’un hôpital peut refuser de soigner un patient sans couverture suffisante, même en urgence. Une assurance voyage qui couvre les frais médicaux, l’hospitalisation et le rapatriement est donc indispensable. Vérifie d’abord ce que couvre déjà ta carte bancaire, car les plafonds de frais médicaux sont souvent limités.

Côté vaccins, aucun n’est obligatoire, il suffit d’être à jour du calendrier vaccinal français, et ton médecin pourra te conseiller des vaccins complémentaires, comme celui contre l’encéphalite japonaise si tu prévois un long séjour en zone rurale entre mai et octobre.

Si tu suis un traitement, emporte tes médicaments dans leur emballage d’origine, avec une ordonnance qui mentionne le nom des molécules, et vérifie avant de partir qu’ils sont autorisés. Certains médicaments courants en France, notamment des psychotropes, des somnifères ou des traitements du TDAH, nécessitent une autorisation préalable du ministère coréen de la Sécurité alimentaire et pharmaceutique (MFDS), à demander au moins dix jours ouvrés avant ton arrivée. Les produits au CBD sont, eux, totalement interdits.

La meilleure période pour partir en Corée du Sud

Si tu peux choisir, privilégie le printemps (avril et mai) pour les cerisiers, ou l’automne (fin septembre à début novembre) pour les couleurs, deux saisons aux températures agréables pour marcher. L’été est chaud et humide, avec la saison des pluies en juillet, et l’hiver est sec, mais très froid à Séoul.

Les fêtes nationales à éviter

Si tu veux éviter les foules et les prix qui grimpent, fais attention aux deux grandes fêtes familiales coréennes, Seollal (le Nouvel An lunaire) et Chuseok (la fête des récoltes). Pendant ces quelques jours, une partie des commerces ferme, les Coréens rentrent tous dans leur famille, les trains et les bus sont pris d’assaut et les prix des hébergements augmentent. En 2027, Seollal tombera du 6 au 9 février, et Chuseok du 14 au 16 septembre.

Combien de temps partir en Corée du Sud ?

Tout dépend de ce que tu veux voir, mais je te conseille de prévoir au moins une semaine si tu restes à Séoul, et plutôt deux à trois semaines si tu veux découvrir le sud du pays. Avec le vol long-courrier et le décalage horaire, partir moins d’une semaine me semble vraiment frustrant, car tu passerais les premiers jours à récupérer.

J’ai testé les deux formats, lors de mon premier voyage, j’ai passé trois semaines sur place, dont huit jours à Séoul et une dizaine de jours de road trip dans le sud, sans même avoir le temps de voir Busan ou Jeju. Lors de mon deuxième voyage, je suis restée uniquement à Séoul et dans ses environs pendant une semaine.

DuréeItinérairePour qui ?
1 semaineSéoul et ses excursions à la journée : Suwon, la DMZ, Nami IslandPremier voyage, peu de congés
10 jours à 2 semainesSéoul, puis Gyeongju et Jeonju en train KTXEnvie de voir la Corée historique sans louer de voiture
3 semainesSéoul, puis un road trip dans le sud : Gyeongju, Yeosu, Boseong, le Jirisan, JeonjuAmoureux de nature et de petites villes, avec un permis international

Pour t’inspirer, je t’ai détaillé chacune de ces étapes :

Et si tu as envie de combiner ton voyage avec le Japon, comme je l’ai fait deux fois, je t’explique comment organiser les deux pays dans mon article en cours de rédaction.

Budget voyage Corée du Sud

Budget quotidien (économique/standard/confort)

Pour un budget serré, compte environ 35 à 50 € par jour, en logeant dans des guesthouses ou auberges et en mangeant sur le pouce. Si tu veux un confort standard, prévois plutôt 60 à 90 € par jour : tu pourras dormir à l’hôtel, profiter de petits restaurants et te déplacer facilement. Pour un séjour plus confortable, avec hôtels 4 étoiles, restos raffinés et sorties, il te faudra 120 € et plus par jour.

Prix moyens (hébergement/repas/transport)

  • Hébergement : auberge : 15 à 30 €, hôtel standard : 40 à 80 €, hôtel supérieur : 100 € et plus.
  • Repas : un plat au convenience store coûte 3 à 5 €, un déjeuner dans un restaurant local 6 à 10 €. Ici, en Corée, les plats se partagent comme par exemple, le barbecue coréen.
  • Transport : Un ticket de métro à Séoul vaut environ 1 €. Par exemple, le trajet interville en train KTX (l’équivalent de notre TGV) entre Séoul et Busan tourne autour de 40 €, mais c’est le moyen de transport le plus rentable en temps.

Où dormir en Corée du Sud ?

Bonne nouvelle, l’hébergement en Corée du Sud est varié, propre et de bonne qualité, même dans les gammes de prix les plus basses.

  • Les guesthouses et les auberges de jeunesse, entre 15 et 30 € la nuit, sont l’option idéale si tu voyages seule ou avec un petit budget.
  • Les hôtels standards, entre 40 et 80 € la nuit, sont souvent petits, mais très bien équipés.
  • Les hanoks, ces maisons traditionnelles où l’on dort sur un matelas fin posé sur un sol chauffé (l’ondol), sont une expérience à vivre au moins une nuit, idéalement dans le village hanok de Jeonju, comme je l’ai fait. Je dois quand même être honnête : le matelas était si mince que j’ai senti le sol dur sous mon dos toute la nuit.

À Séoul, j’ai testé deux options que ce soit un Airbnb au sud de la rivière Han lors de mon premier séjour, plus calme et résidentiel, puis une auberge de jeunesse à Myeongdong lors du second, idéale pour tout faire à pied et rejoindre l’aéroport en bus limousine. Je compare les quartiers (Myeongdong, Hongdae, Gangnam, Insadong) et leurs prix dans la partie « Où dormir à Séoul » de mon article que faire à Séoul ?.

En dehors de Séoul, dans les villes du sud comme Gyeongju ou Jeonju, tu trouveras facilement des guesthouses et des hanoks dans le centre historique.

L’arrivée à l’aéroport d’Incheon (Séoul)

Te voilà à Incheon, l’un des aéroports les plus modernes au monde. Mais comment rejoindre ton hébergement dans l’agglomération de Séoul ou ailleurs ? Voici un tour d’horizon des multiples modes de transport, avec mes conseils et astuces testés sur le terrain, car le réseau de transport en Corée du Sud est vaste.

L’arrivée à l’aéroport d’Incheon (Séoul)

Te voilà à Incheon, l’un des aéroports les plus modernes au monde. Mais comment rejoindre ton hébergement à Séoul ou ailleurs ? Le réseau de transport en Corée du Sud est vaste, alors voici un tour d’horizon des différents modes de transport, avec mes conseils et mes astuces testés sur le terrain.

AREX, bus limousine ou taxi : quel transfert choisir ?

En sortant du terminal de l’aéroport, tu auras le choix entre le train et la route. Si les taxis sont confortables, le bus limousine reste le meilleur rapport confort/prix quand tu voyages avec des valises.

  • AREX Express : ce train express relie l’aéroport d’Incheon à la gare de Séoul en 43 minutes, sans arrêt, et il est propre et ponctuel. C’est l’option la plus rapide, parfaite si tu loges près de la gare de Séoul ou si tu veux éviter les embouteillages. Il existe aussi le train omnibus (All-Stop), qui s’arrête plus souvent, met un peu plus d’une heure et coûte moins cher. C’est celui que j’ai pris à chaque fois en arrivant à l’aéroport.
  • Bus limousine : un vaste réseau de bus confortables dessert tous les grands quartiers de Séoul (Gangnam, Hongdae, Myeongdong…). Si tu as des valises volumineuses ou si ton hôtel n’est pas près du métro, c’est la meilleure option, avec des sièges larges et du wifi à bord. Je l’ai pris pour aller de Myeongdong à l’aéroport, car je ne voulais pas me retrouver avec ma valise dans le métro aux heures de pointe, et c’était un excellent compromis, plus cher, mais tellement confortable ! Le paiement se fait avec la carte T-money ou en espèces.
  • Taxi : c’est l’option la plus coûteuse (prévois entre 60 000 et 80 000 wons selon ta destination et l’heure), mais elle est pratique pour les trajets de nuit ou à plusieurs.

Mon retour d’expérience : pour un premier séjour à Séoul, j’ai testé les trois. L’AREX est imbattable pour gagner du temps, mais le bus limousine est génial quand tu débarques fatiguée avec deux valises ou que tu retournes à l’aéroport. Le taxi, je le garde pour les retours tardifs ou les transferts à plusieurs, car c’est confortable, mais tellement plus cher.

Comparatif des transferts de l’aéroport d’Incheon à Séoul

TransportDuréePrixQuand le choisir ?
AREX Express43 min9 500 à 11 000 ₩ selon les réductionsRapide, sans bagages lourds
AREX All-Stop1 h 05 environEnviron 5 000 ₩Économique, plus d’arrêts
Bus limousine1 h à 1 h 3010 000 à 18 000 ₩ selon la ligneGros bagages, hôtel loin du métro
Taxi standard1 h à 1 h 3060 000 à 80 000 ₩Nuit, groupe de 3 ou 4
Taxi premium1 h à 1 h 30100 000 ₩ et plusConfort maximal

Les cartes de transport en Corée du Sud

Le système de transport public coréen est exemplaire, mais il faut choisir la bonne carte de transport. Il existe plusieurs options, et j’ai testé la T-money et la Climate Card.

T-money : la carte essentielle

C’est LA carte de transport par excellence, elle fonctionne dans tous les métros et les bus, mais aussi pour payer dans les supérettes comme 7-Eleven, GS25 ou CU.

Tu peux l’acheter à l’aéroport, dans les supérettes (uniquement celles qui affichent le logo T-money), aux guichets des stations de métro ou dans les gares routières (compte environ 4 000 wons pour la carte, que tu recharges ensuite selon tes besoins). Il faut la passer sur les bornes à chaque trajet, à l’entrée comme à la sortie, que ce soit dans le bus ou dans le métro.

Cette carte est tellement pratique, puisque tu évites la galère de la monnaie et des tickets papier. En revanche, la recharge se fait le plus souvent en espèces, alors garde toujours quelques billets sur toi.

Avant de quitter la Corée du Sud, tu peux récupérer le solde restant sur la carte (jusqu’à 20 000 wons, après déduction de 500 wons de frais) aux bornes du métro ou dans les supérettes partenaires.

Climate Card pour Séoul

Climate Card pour Séoul

La Climate Card peut être utilisée comme un abonnement mensuel ou comme un pass touristique. La carte coûte 3 000 wons, tu l’achètes dans les supérettes et tu la recharges sur les mêmes bornes que la T-money. Depuis le 17 mars 2026, les bornes compatibles acceptent les cartes Visa et Mastercard étrangères (avec des frais d’environ 3,7 %), mais garde un peu de liquide au cas où.

  • Pass 1 jour : 5 000 ₩
  • Pass 2 jours : 8 000 ₩
  • Pass 3 jours : 10 000 ₩
  • Pass 5 jours : 15 000 ₩
  • Pass 7 jours : 20 000 ₩

Si tu restes uniquement à Séoul, cette carte te permet d’utiliser les transports publics (métro et bus) de manière illimitée pendant la durée de ton pass. Attention, certaines destinations autour de Séoul ne sont pas comprises, comme Nami Island ou Suwon, et la carte ne permet pas de prendre l’AREX depuis l’aéroport, ni les bus limousine.

J’ai pris cette carte lors de mon second voyage en Corée du Sud, car je suis restée uniquement à Séoul, et de mon point de vue, elle a été largement rentabilisée. Si tu restes à Séoul, je te la recommande, sauf si tu prévois de sortir souvent de la ville.

WOWPASS : la nouvelle option

WOWPASS qui semble être de plus en plus privilégié par les touristes. C’est une carte « tout-en-un » : elle fait office de carte de transport, mais aussi de carte de paiement et de solution de change instantané (tu peux charger des euros et payer en wons, sans frais cachés).

Personnellement, je n’ai jamais utilisé cette carte, mais le blog de Koreancoffeebreak y a consacré un article dessus, je te laisse son article sur le sujet : Carte wowpass Corée du Sud.

Le kit de survie numérique : les applications indispensables

C’est ici que la Corée du Sud montre vraiment son côté futuriste, mais aussi ses spécificités. Oublie tout ce que tu sais sur Google Maps ou WhatsApp, car ici, il faut s’adapter ! Voici mon top des applis à installer avant de partir (et mes galères de débutante !).

Navigation : Naver Map et Kakao Map

Pourquoi Google Maps ne marche-t-il pas en Corée du Sud ? Pour des raisons de sécurité nationale, le gouvernement interdit l’export des données cartographiques précises, et résultat, Google Maps est pratiquement inutilisable pour la navigation à pied ou en voiture.

À la place, télécharge Naver Map et Kakao Map. Les deux applications existent en anglais (une option à choisir dans les paramètres), même si certaines informations ne sont pas toujours traduites.

  • Naver Map : précise et détaillée, parfaite pour les itinéraires en métro ou à pied. Pour trouver une adresse, entre-la en coréen (copiée-collée depuis Papago si besoin) ou tape le nom du lieu en anglais.
  • Kakao Map : idéale pour la navigation en voiture, avec des alertes sur les radars et les embouteillages en temps réel.

J’utilise les deux en parallèle, je planifiais par exemple mes visites avec Naver Map, puis je vérifiais l’état du trafic avec Kakao Map. Ça m’a sauvé la mise plus d’une fois, surtout quand je me suis retrouvée paumée dans des quartiers moins touristiques.

Traduction : Papago

Côté traduction, tu seras tentée d’utiliser Google Traduction, mais, en Corée du Sud, c’est Papago (développé par Naver) qui fait la différence. Pourquoi ? Parce qu’il est spécifiquement optimisé pour le coréen, avec une bien meilleure gestion des nuances et du contexte, surtout pour les menus et les panneaux.

Je te recommande d’activer la traduction photo pour déchiffrer les enseignes ou les notices dans les magasins, et n’hésite pas à taper des phrases entières, car Papago gère très bien les expressions courantes.

Taxi : Kakao T ou K-Ride

Pour commander un taxi, les Coréens utilisent Kakao T, l’équivalent local d’Uber. Tu peux t’y inscrire avec ton numéro français, mais l’enregistrement d’une carte bancaire étrangère ne fonctionne pas toujours, et le plus simple est alors de choisir le paiement au chauffeur, en espèces ou avec ta T-money. Kakao propose aussi K-Ride, une version pensée pour les étrangers, plus facile à configurer avec une carte internationale, et qui s’appuie sur les mêmes taxis.

Gérer son argent en Corée du Sud

Carte bancaire ou espèces ?

Grande question, la Corée du Sud est-elle vraiment un pays sans espèces ? En réalité, la carte bancaire est acceptée presque partout, surtout à Séoul, que ce soit une Visa ou une Mastercard. Il y a quand même des exceptions car certains terminaux qui refusent les cartes étrangères, les petits marchés, les petits restaurants dans le sud du pays, et la recharge de la T-money. Je te recommande donc de toujours avoir un peu de liquide sur toi, au cas où.

  • Les « Global ATM » (indiqués en anglais) acceptent les cartes étrangères Visa et Mastercard, et tu en trouves dans les grandes banques, les gares et les aéroports.
  • Pour les petites dépenses (street food, marchés, recharge de la T-money), prévois toujours un peu de liquide : 20 000 à 50 000 wons suffisent pour quelques jours.

Où retirer de l’argent ?

Les distributeurs automatiques sont très nombreux, notamment dans les banques, les stations-service, les aéroports et les supérettes (GS25, CU, 7-Eleven…). Privilégie ceux indiqués « Global » ou « International », car certains distributeurs n’acceptent que les cartes coréennes, alors surveille bien les logos affichés. Prévois aussi de retirer plutôt en journée, car certains distributeurs ferment la nuit.

Taux de change et frais

La monnaie locale est le won sud-coréen (KRW). Les bureaux de change officiels, à l’aéroport ou en ville, proposent des taux corrects, mais tu gagnes souvent à retirer directement au distributeur. Renseigne-toi sur les frais de retrait et de conversion de ta banque avant de partir, car chaque transaction à l’étranger peut être facturée, et pour suivre le taux en temps réel, utilise une appli dédiée ou le site de ta banque.

Internet et téléphone

eSIM ou carte SIM physique ?

Pour rester connectée pendant ton séjour, tu as le choix entre une carte SIM physique et une eSIM. L’eSIM, c’est le top de la simplicité, puisque tu l’installes en quelques clics avant d’atterrir, sans te soucier d’aller chercher une carte à l’arrivée. La carte SIM physique, elle, s’achète sur place, à l’aéroport ou dans des supérettes, et s’insère directement dans ton téléphone. Les deux options permettent d’avoir Internet en illimité, mais l’eSIM revient souvent un peu moins cher, et tu évites de perdre ta SIM française.

Pour mon premier voyage en Corée du Sud, j’avais choisi une eSIM, et j’en ai été très satisfaite, avec un réseau globalement bon, que ce soit dans le sud du pays ou à Séoul. Tu achètes une offre en ligne (sur des sites comme Airalo ou Ubigi), tu scannes le QR code, et hop, tu as Internet dès l’atterrissage, sans boîtier à recharger ni dépôt de garantie. Si tu ne sais pas quelle option choisir, je te laisse consulter mon article Pocket WiFi, eSIM, SIM locale ou Free : quelle solution pour avoir Internet en voyage en 2026 ?

Où acheter une SIM

Dès que tu poses le pied à l’aéroport, tu trouveras des stands et des distributeurs de cartes SIM, avec du personnel qui parle anglais pour t’aider. Sinon, direction les convenience stores en ville : GS25, CU ou 7-Eleven proposent aussi des SIM. Tu peux même commander en ligne, sur des sites spécialisés, pour récupérer ta carte à l’arrivée ou utiliser ton eSIM direct sur ton téléphone.

Combien ça coûte

Compte entre 25 000 et 40 000 KRW (soit environ 15 à 28 €) pour une carte SIM avec internet illimité sur 15 jours. À l’aéroport, les tarifs sont similaires, mais parfois tu trouves des promos en ville. L’eSIM est généralement un peu moins chère, tout en offrant les mêmes services. Petit conseil : compare les offres avant de partir, certaines applications proposent des forfaits avantageux si tu réserves en avance.

Se déplacer dans le pays

Pour construire ton itinéraire à travers le pays, tu auras le choix entre le rail et le réseau routier. Si le KTX est le roi de la vitesse (l’équivalent de notre TGV), les trains de type Mugunghwa (proches du TER) permettent de découvrir les paysages à moindre coût. Pour les zones non desservies par le train, rendez-vous à la gare routière locale pour prendre un car express.

Prendre le train (KTX) : Réservation et pass Korail

Le réseau ferroviaire sud-coréen est l’un des plus efficaces au monde, le KTX (Korea Train Express) relie Séoul à Busan en moins de 2 h 30, avec des trains qui frôlent les 300 km/h, et pour les longues distances, c’est le moyen de transport le plus rentable en termes de temps.

Pour réserver, rends-toi sur le site officiel letskorail.com (en anglais). Tu peux acheter tes billets à l’avance ou sur place, mais en haute saison (printemps et automne), mieux vaut réserver dès que possible. Les sièges sont numérotés, et les trains sont propres et ponctuels comme au Japon.

Le KORAIL Pass est un pass réservé aux étrangers, qui permet de voyager en illimité pendant plusieurs jours (deux, trois, quatre ou cinq jours, consécutifs ou non). Si tu comptes visiter plusieurs villes en train, il peut vite devenir rentable, il existe aussi des trains régionaux, plus lents et moins chers, qui desservent les petites villes. Pour les trajets courts, c’est une alternative sympa.

Louer une voiture : mon retour d’expérience dans le Sud

Envie d’explorer la campagne ou les côtes ? La voiture reste imbattable pour la liberté de mouvement, notamment dans le sud du pays (Gyeongju, le Jirisan, Boseong) mais, il y a plusieurs pièges à éviter :

  • Le permis international : il te le faut impérativement, sans quoi il est impossible de louer une voiture sur place.
  • La conduite à droite : bonne nouvelle, on conduit à droite comme en France, mais la conduite coréenne est assez sportive, avec beaucoup de klaxons et de changements de file brusques, alors sois vigilante, surtout à l’approche de Séoul.
  • Les radars omniprésents : il y en a partout, même sur les routes secondaires, donc respecte scrupuleusement les limitations (souvent 50 km/h en ville, 80 à 100 km/h sur route). Les amendes sont envoyées directement à l’agence de location.
  • Les parkings et les péages Hi-Pass : les parkings sont très automatisés (paiement par carte ou T-money). Sur les autoroutes, le système Hi-Pass permet de passer les péages sans t’arrêter, et tu paies ensuite via l’agence de location. C’est super pratique, mais vérifie bien que ta voiture en est équipée.

J’ai loué une petite voiture à Séoul pour dix jours de road trip dans le sud du pays, le GPS était en anglais, et j’ai adoré les routes coréennes. Il y a un marquage de couleur au sol qui t’indique quelle voie suivre quand ton GPS annonce une sortie. Honnêtement, j’ai trouvé la conduite beaucoup plus facile en Corée du Sud qu’au Japon (peut-être aussi que ça joue que l’un conduit à gauche et l’autre à droite). Je te raconte tout le road trip dans mon article Road trip en Corée du Sud : itinéraire 3 semaines.

Spécialités culinaires

La cuisine coréenne est souvent connue uniquement pour le kimchi, les barbecues et le bibimbap, mais il y auassi d’autres plats, comme le crabe cru mariné, les pancakes coréens, le bulgogi (bœuf mariné grillé), c’est bien plus variés que ce que j’imaginais.

Lors de mon deuxième voyage, la première semaine de novembre 2025, une de mes amies coréennes m’a d’ailleurs donné la règle d’or du barbecue coréen : « Eat as much as you can, not as much as you want », autrement dit, « mange autant que tu peux, pas autant que tu veux ». Une philosophie que j’ai trouvée parfaite pour aborder un barbecue coréen, où les plats ne cessent d’arriver sur la table.

Les marchés regorgent de street food à découvrir, comme les tteokbokki (gâteaux de riz épicés), les mandu (raviolis) et les hotteok (crêpes sucrées). Et les repas coréens s’accompagnent souvent de nombreux petits plats comme les les banchan.

Mes derniers conseils avant ton voyage

Voilà, tu as toutes les clés pour préparer ton voyage en Corée du Sud sans stress, n’oublies pas d’installer tes applis avant de partir, de toujours avoir un peu de cash et une batterie externe. La Corée du Sud, c’est un choc de modernité et de tradition, et une expérience unique.

Alors, prêt à te lancer dans l’aventure coréenne ? Bon voyage, et reviens partager tes propres expériences en commentaire !

Les questions fréquentes avant le départ en Corée du Sud

Est-ce que la Corée du Sud est un pays sûr ? Absolument. C’est l’un des pays les plus sûrs d’Asie, même pour les femmes voyageant seules. Les agressions sont rares et la police omniprésente (caméras partout, agents dans le métro). J’ai souvent pris le métro tard le soir sans souci. Comme partout, reste attentif à tes affaires dans les quartiers très touristiques.

Faut-il donner des pourboires ? Non, ce n’est pas dans la culture coréenne. Les serveurs peuvent même te rendre la monnaie si tu laisses trop. Mais un petit geste (arrondir l’addition) est toujours apprécié dans les lieux touristiques.

Ai-je besoin d’un adaptateur électrique ? La Corée utilise des prises de type C et F (220V, 60Hz), comme en Europe. Si tu viens de France, tes appareils fonctionnent directement.

Peut-on voyager en Corée sans parler anglais ? C’est possible, mais plus compliqué. À Séoul, la signalétique est en anglais, les applications traduisent tout, et les jeunes parlent souvent un anglais basique. Télécharge Papago pour traduire en temps réel. Dans les zones rurales, privilégie les tours organisés ou apprends quelques phrases-clés en coréen.

Image de MARINE
MARINE

Depuis mon PVT en Australie en 2024, le voyage et l’aventure ont commencé à occuper une place importante dans ma vie. Avant, je voyageais surtout en Europe et en France, mais depuis, j'ai élargi mes horizons vers l’Asie et l'Océanie.
Aujourd’hui, je vis en France et quand je ne suis pas en train de vivre des expériences ou d’explorer de nouvelles destinations, je suis consultante RGPD/DPO indépendante (instant promo mais n’hésite pas à me contacter si le sujet t’intéresse), et rédactrice web SEO sur ce blog de voyage.
Dans ce blog, j’écris sur mes itinéraires, je partage mes conseils, et réflexions, et j’espère que le tout pourra t’aider à préparer ton prochain voyage.

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