Éviter les bouteilles plastiques en voyage, c’est possible ! Dans cet article, je partage mon expérience de la gourde filtrante Lifestraw Peak et ce n’est pas un article sponsorisé. Entre rizières, volcans et plages, j’ai testé cette gourde filtrante 1L dans toutes les situations pour voir si elle pouvait vraiment remplacer les bouteilles à usage unique.
Je ne pense pas être un modèle écologique dans la mesure où j’ai beaucoup voyagé, mais j’ai quand même fait le choix d’acheter une gourde filtrante en Australie avant de partir voyager en Asie, car je voulais éviter d’acheter des bouteilles plastiques pour ne pas contribuer au plastique en Indonésie.
Le fléau du plastique en Indonésie : pourquoi une gourde filtrante change tout
En Indonésie, la question du plastique n’est pas un détail et la pollution plastique est bien réelle. Dès l’arrivée à Bali, Jakarta, Lombok ou encore Gili, on est frappé par la quantité de bouteilles d’eau vides qui jonchent les routes, les plages ou les sentiers (si tu es déjà allée sur ces îles, tu as pu t’en rendre compte).
Chaque voyageur consomme facilement deux à trois bouteilles par jour (en été), si on fait le calcul sur trois semaines, c’est un tas de déchets (j’ai fait un bac ES pas S). En regardant les vidéos sur les réseaux sociaux, je me suis dit qu’il fallait que je réfléchisse à une solution pour éviter de consommer des bouteilles plastiques sur place, donc c’est comme ça que l’idée de la gourde filtrante m’est venue.
À Bali, durant la saison des pluies, il y a des flots de déchets qui foncent vers l’océan et il arrive également que les villages de pêcheurs brûlent parfois les bouteilles pour s’en débarrasser, ce qui pollue l’air. Les autorités et ONG locales mènent des campagnes, mais la meilleure solution reste de ne pas générer ce déchet ou de le limiter au maximun.
Comment éviter le Bali Belly : gourde filtrante vs comprimés purificateurs
Si le plastique est un fléau écologique, la question sanitaire est tout aussi sérieuse, en Indonésie, boire l’eau du robinet est fortement déconseillé. La raison étant d’éviter le fameux « Bali Belly » (le joli nom de la tourista locale) et accessoirement toutes les bactéries, parasites, mais alors comment éviter le Bali belly tout en n’utilisant pas les bouteilles en plastique ? J’avais trouvé deux solutions : la gourde filtrante ou les comprimés purificateurs d’eau. Personnellement, il y a trop de contre-indications pour les comprimés selon moi et c’est toxique sur le long (cela peut perturber ta flore intestinale), mais, si tu veux plus de renseignements sur le sujet, je te laisse l’article du blog un tour dans le sacsur le sujet : Un tour dans le sac.fr : désinfecter l’eau en voyage.
Avec toutes ces informations, j’ai personnellement opté pour la gourde filtrante mais pourquoi le choix de LifeStraw ? Le hasard. Lorsque j’ai quitté mon travail en France, mes anciens patrons m’ont offert un bon d’achat pour un magasin en Australie (Macpac) pour une somme de 80 dollars australiens. Macpac est un magasin d’outdoor, j’ai pu demander des conseils concernant les gourdes filtrantes et, parmi tous leurs stocks, répondant à mes critères, ils m’ont recommandé la gourde filtrante Lifestraw Peak squeeze. Mon premier critère pour la gourde est un peu bizarre, mais je voulais que ce soit une flasque, car, en tant que PVTiste, j’avais besoin que ça ne me prenne pas beaucoup de place dans mon sac, car j’avais déjà une gourde solide et je cherchais un bon filtre. Dans le cas de la gourde que j’ai choisie, le système de filtration élimine 99,999999% des bactéries, 99,999% des parasites, 99,999% des microplastiques ainsi que le limon, le sable et la nébulosité. Si tu as bien compris, le choix de la gourde s’est fait un peu au hasard, mais je pense qu’une gourde filtrante est un excellent investissement par contre, elles ne se valent pas toutes donc renseignes toi bien au préalable.
Test Lifestraw Peak : mon avis terrain en Indonésie, Inde et Népal
De Bali à Java en passant par Lombok, j’ai embarqué cette gourde dans mon sac à dos pour voir si elle tenait toutes ses promesses. Est-ce que je ne me suis servie de ma gourde uniquement en Indonésie ? Non, je l’ai également utilisée en Inde, au Népal et en Thaïlande, pendant mon trek au Népal, j’ai utilisé la gourde pour boire dans une rivière et c’est passé nickel ! Depuis que je suis de retour en France, je l’utilise également quand je vais en randonnée.
Une gourde flasque ultra-compressible pour le sac à dos
J’en ai parlé précédemment, mais c’est un vrai plus quand on n’a pas beaucoup de place dans ses affaires d’avoir une gourde « pliable ». La Lifestraw Peak Series est une flasque souple : une fois vide, elle se roule et se glisse dans n’importe quelle poche (même dans ma banane quand je marchais dans les rues de Dehli). Elle ne pèse presque rien lorsqu’elle est vide (moins de 110 g), tient debout une fois remplie.
Résistance extrême : du mont Rinjani jusqu’au trek dans l’Himalaya
Côté robustesse, rien à redire : la Lifestraw Peak a survécu à la poussière des sentiers, à quelques chutes dans les rochers, vraiment je n’ai rien à dire sur ce côté-là. Son bouchon vissé est totalement étanche : pas une goutte dans le sac. Cependant, j’ai lu certains avis selon lesquels, en fonction de l’utilisation de la gourde, le plastique peut se briser donc si ça t’es arrivé, n’hésite pas à partager ton expérience en commenaire.
Le cœur de la Lifestraw, c’est son système de filtration et est-ce vraiment efficace contre les bactéries, parasites et microplastiques ? Peut-être que je vais répondre avec le biais du survivant, mais j’ai mis la gourde à l’épreuve dans des conditions variées, de l’eau de rivière au Népal, l’eau du robinet en Indonésie et en Inde, et je ne suis jamais tombée malade. L’un des inconvénients, selon moi, lorsque l’on passe par une gourde filtrante est que l’eau a un arrière-gout, personnellement, au début, j’avais un problème avec, mais c’est passé à force d’utilisation. Pour le coup, je pense que c’est propre à toutes les gourdes filtrantes qui n’ont pas de filtre à charbon mais peut être que tu ne seras pas im. L’utilisation n’est pas compliquée, il suffit de presser la gourde pour faire passer l’eau.
Utiliser et entretenir sa Lifestraw Peak
Pour profiter pleinement de sa gourde filtrante, il y a quelques astuces à connaître : il ne faut pas utiliser de l’eau salée, avec une gourde filtrante, on peut remplir la flasque dans de nombreux endroits : robinet, fontaine, ou même source d’eau en trek (rivières, etc.) Si l’eau est très trouble, mieux vaut la laisser reposer quelques minutes avant filtration pour ne pas saturer le filtre ou opter pour ne pas boire et attendre. J’avoue que soit on a fait bouillir l’eau, soit je n’ai pas osé prendre le risque lorsque l’eau était trop trouble, même si le vendeur australien m’a assuré qu’il n’y avait aucun risque. Attention : si l’eau est très polluée chimiquement ou contient des déchets industriels, aucun filtre portable ne sera suffisant.
L’entretien du filtre à eau est très simple : il suffit de bien rincer la gourde chaque soir et de souffler dans la paille pour évacuer les résidus. Le filtre a une capacité de filtration de 2 000 litres : largement suffisant pour plusieurs voyages. Si le débit ralentit, c’est signe qu’il faut le changer : la manipulation se fait en quelques secondes et le bon réflexe : toujours faire sécher la gourde ouverte pour éviter les moisissures.
Avantages et inconvénients de la Lifestraw Peak
| Avantages | Inconvénients |
|---|---|
| Ultra-compressible (110g à vide) | Arrière-goût de l’eau filtrée |
| Filtre 99,999999% bactéries | Ne filtre PAS tous les virus |
| Filtre 99,999% parasite et microplastiques | Plastique peut casser selon utilisation |
| Bouchon étanche 100% | Débit ralentit si filtre saturé |
| Robuste (survit aux chutes, poussière) | Ne fonctionne PAS avec eau salée |
| 2000L de capacité de filtration | Nécessite entretien régulier |
| Se roule dans une banane/poche | – |
| Prix : 50€ (rentabilisé vu que je l’ai utilisé non stop pendant plusieurs mois) | – |
Mon verdict pour un voyage éco-responsable et serein
Selon moi, une gourde filtrante est un accessoire de voyage indispensable si tu vas dans des pays où il n’est pas recommandé de boire de l’eau du robinet ou si tu vas en faire un trek. J’ai choisi la Lifestraw Peak Series sur recommandation et ça a été un super bon investissement (vu l’utilisation que j’en ai faite en voyage en Asie et en randonnée en France, je l’ai largement rentabilisé).
Elle est simple, robuste et efficace, mais, comme dit dans le corps du texte, le principal défaut est ce petit arrière-goût. Il existe plusieurs marques de gourdes filtrantes, je t’encourage à essayer et comparer pour trouver le produit qu’il te faut pour qu’il soit adapté à ton usage.
Si tu veux connaitre mes différents itinéraires en Asie dans lesquels j’ai utilisé ma gourde :
- Itinéraire en Indonésie 14 jours : Bali, Lombok, Gili, Nusa Penida (budget, conseils)
- Voyage au Népal : mon itinéraire complet de 4 semaines (trek, culture, budget)
- Trek Mont Rinjani 2 jours : guide complet 2026 (budget, itinéraire, conseils)
Est-ce que tu utilises une gourde filtrante en voyage ? Partage ton expérience et ta marque préférée en commentaire.
Les questions fréquentes sur la filtration de l’eau en voyage
La Lifestraw est-elle efficace contre les virus en Indonésie ? La gourde filtrante Lifestraw Peak ne filtre pas tous les virus, car son système cible surtout bactéries et protozoaires. Pour des zones à risque viral élevé, mieux vaut compléter avec une pastille désinfectante ou faire bouillir l’eau.
Quel est le prix d’une gourde filtrante vs bouteilles d’eau ? La Lifestraw Peak coûte environ 50 € alors qu’à Bali ou Lombok, une bouteille d’eau locale coûte 50 centimes. En trois semaines, on boit facilement deux litres par jour, soit une centaine de bouteilles. Techniquement, ça coûte moins cher d’acheter des bouteilles plastiques, mais sur le long terme, s’il y a plusieurs voyages en Asie, que tu fais des activités Outdoor, la gourde est très rapidement rentabilisée.
Peut-on boire l’eau des rivières avec la Lifestraw Peak ? Oui, la Lifestraw Peak est conçue pour filtrer l’eau des rivières, lacs, sources et même de nombreux puits. Attention : si l’eau est très polluée chimiquement ou contient des déchets industriels, aucun filtre portable ne sera suffisant.




