De la préparation au bilan, tous mes conseils pour un voyage réussi au Japon
Partir 25 jours au Japon en solo était mon rêve absolu depuis des années, après des mois de préparation (et quelques nuits blanches sur les blogs, booking et Google Maps), j’ai enfin foulé le sol du pays du Soleil levant avec une valise, un Japan Rail Pass, et zéro plan B.
Spoiler : ces 25 jours ont été parmi les plus beaux de mes voyages confondus, entre les temples millénaires de Kyoto, l’effervescence de Tokyo, les daims de Nara, l’émotion d’Hiroshima et les Alpes japonaises, j’ai vécu une aventure complète et intense. Mais aussi quelques galères : un JR Pass pas rentable, un gros coup de blues à Osaka.
Dans ce guide, je te partage : mon itinéraire détaillé ville par ville (25 jours, 10 villes principales), mon budget réel de 2365€ décomposé poste par poste, toutes mes erreurs à éviter (notamment sur le JR Pass !), mes conseils pratiques testés sur le terrain et mon bilan honnête après ce premier séjour en solo.
Que tu prépares ton premier voyage au Japon, un circuit de trois semaines ou un mois complet, cet article te donnera toutes les clés pour organiser l’aventure japonaise de tes rêves. Prêt ou prête à plonger dans le Japon authentique ?
Comment préparer un itinéraire de 25 jours au Japon ?
Avant le départ, j’ai sollicité les conseils d’amis ayant déjà exploré le Japon, ainsi que d’amies japonaises, afin de peaufiner mon parcours. J’ai également consacré de nombreuses heures à consulter des blogs de voyage pour accumuler un maximum d’informations. Pourtant, une erreur s’est glissée dans ma préparation : je ne me suis pas suffisamment renseignée sur le fameux JR Pass et les différentes options de pass régionaux. Résultat : j’ai acheté un JR Pass de 21 jours que je n’ai pas pu rentabiliser. Leçon apprise : calcule bien tes trajets avant d’acheter, car ce n’est pas rentable pour tous les itinéraires !
Mon programme était particulièrement dense, chaque journée était organisée avec précision : je planifiais le temps à passer dans chaque ville, les plats locaux à déguster, les souvenirs à rapporter. Cette organisation m’a permis de profiter pleinement de chaque étape, même si elle demandait une certaine rigueur (peut-être même une exigence que je ne recommanderai pas).
Conseils pratiques pour réussir son séjour au Japon
Visa : formalités simplifiées
Pour un séjour touristique de moins de 90 jours, les ressortissants français, canadiens et d’autres pays européens n’ont pas besoin de visa (en tout cas, c’était le cas en 2024). Un passeport en cours de validité suffit. Vérifie que ton passeport reste valide au moins six mois après la date d’entrée dans le pays (cette règle vaut pour beaucoup de pays). Si tu ne veux plus attendre à l’aéroport, il est possible de remplir le visit Japan web (guichet numérique pour l’immigration et la douane). À chacun de mes voyages, je suis passée par le guichet d’immigration classique, mais, pour le prochain voyage, j’essayerai de remplir le Visit Japan Web.
Gérer son argent sur place
Le Japon reste très attaché à l’utilisation de l’argent liquide, même si l’usage de la carte bancaire gagne du terrain. Je recommande donc d’avoir toujours un peu de cash sur soi, surtout pour les petites dépenses, les transports locaux ou l’entrée dans certains temples. Pour ma part, j’ai choisi de retirer des montants importants dans les distributeurs automatiques des 7-Eleven (je n’avais pas de frais quand je retirais de l’argent là-bas), qui acceptent la plupart des cartes internationales, ce qui s’est révélé fort pratique tout au long du voyage.
Organisation et anticipation : les clés d’un voyage serein
Un séjour au Japon demande un minimum d’organisation. Anticipez vos déplacements, informe toi sur les différents types de pass de transport (j’avais utilisé l’application Japan Travel by NAVITIME pour savoir le prix et les lignes du JR pass), liste les expériences incontournables et laisse-toi aussi de la place pour l’improvisation et les découvertes de dernière minute. Prévoir quelques phrases en japonais et se munir d’une application de traduction peut également être très utile (google traduction fait largement l’affaire).
Ces 25 jours au Japon resteront gravés dans ma mémoire : j’y ai découvert une culture fascinante, des paysages à couper le souffle et une cuisine savoureuse. Voyager seule m’a permis de vivre une aventure authentique, en toute liberté, et j’espère que mon expérience sera inspirante pour celles et ceux qui rêvent à leur tour de découvrir ce pays extraordinaire.
Langue
Le japonais est la langue officielle et, hors des grands centres touristiques, l’anglais reste peu parlé. Apprendre quelques formules de politesse et mots-clés facilite grandement les échanges. Une application de traduction (type Google Translate ou Papago) peut rendre de grands services au quotidien.
Carte SIM ou eSIM
Pour rester connectée, j’ai opté pour une eSIM Mumbi, recommandée par une amie : simple, efficace, données illimitées. Il est également possible d’acheter une carte SIM physique à l’aéroport ou dans un Seven Eleven. Les forfaits data sont abordables (environ 20 à 30 € pour un mois) et très utiles pour la navigation, traduction et GPS. Pour un premier test, de la carte e-sim, j’ai été globalement satisfaite. Si tu ne sais pas quelle solution choisir, j’ai écrit un article sur le sujet : Pocket WiFi, eSIM, SIM locale ou Free : quelle solution pour avoir Internet en voyage en 2026 ?
Transport
Depuis mon voyage en Suisse, je suis une passionnée de voyage ferroviaire à l’intérieur des pays. Il faut savoir que le système ferroviaire japonais est aussi efficace, ponctuel, confortable que tout ce qui a été dit sur les réseaux sociaux, les blogs et les vidéos. Personnellement, j’ai pris le JR pass, qui permet des trajets illimités sur les lignes principales (Shinkansen inclus) mais si tu restes uniquement sur une région, vérifie le prix des pass régionaux ou des tickets à l’unité. Pour les déplacements urbains, privilégie les cartes prépayées et rechargeables (Suica, Pasmo, Icoca) utilisables dans la plupart des grandes villes pour le métro, le bus ou les petits achats.
Saisons et climat : quand partir ?
Le Japon offre des visages différents selon les saisons. Le printemps est très prisé pour la floraison des cerisiers (sakura) et un climat doux. L’été (juin à août) est chaud, humide et ponctué de matsuri (festivals) et de feux d’artifice, mais attention à la saison des pluies (tsuyu) de juin à juillet. L’automne (novembre à décembre) séduit par ses érables rouges et ses températures agréables. L’hiver, froid au nord, permet de profiter des stations de ski et des onsen, tandis que le sud du pays reste plus doux. Je suis partie de fin mai à fin juin, le Japon connait une saison des pluies qui s’étend de mi-juin à mi-juillet mais je n’ai pas eu une seule goutte de pluie pendant mon voyage.
En revanche, je te déconseille de partir durant la golden week au Japon (débute la première semaine de mai), il s’agit de l’une des plus grandes périodes de vacances de l’année au Japon. Il est plus difficile de circuler si tu prends des transports en commun ou même de trouver des logements si tu ne t’y prends pas en avance.
Mon budget
Pour un mois au Japon, mon budget total s’est élevé à environ 2365 euros incluant transports (avion, JRpass de 21 jours, hébergements, repas, visites, souvenirs et petits extras. Personnellement, je suis partie de fin mai jusqu’à fin juin 2024, la faiblesse du yen à ce moment-là a rendu mon voyage très avantageux. Les prix vont surement varier d’une saison à l’autre, selon le style de vie et les envies.
| Poste de dépense | Coût | Détails | |
|---|---|---|---|
| Vol A/R | 330€ | Brisbane-Osaka / Tokyo-Séoul | |
| JR Pass 21 jours | 590€ | (Pas rentable pour moi) | |
| Hébergement (24 nuits) | 686€ | 28€/nuit (auberges + hôtels économiques) | |
| Repas | 440€ | 18€/jour | |
| Activités & visites | 200€ | Temples, musées, expériences | |
| Souvenirs | 100€ | Goodies, omiyage | |
| Divers | 15€ | Carte SIM | |
| TOTAL | 2365€ | Budget réel |
J’ai payé 200€ pour aller au Japon en partant d’Australie en 2024, mais ce prix n’est pas représentatif d’un vol depuis la France. J’ai payé 180 euros depuis Singapour pour mon deuxième voyage au Japon, mais encore une fois, ce n’est pas représentatif d’un billet aller-retour France-Japon.
Conseils pratiques pour un mois au Japon
- Achète un Japan Rail Pass ou pass régional avant le départ.
- Utilise des applications pour organiser les déplacements en train, google maps, japantravelmaps.
- Alterne grandes villes et petits villages pour éviter la lassitude et profiter de la diversité.
- Voyage léger : laver son linge régulièrement dans les laveries automatiques, omniprésentes et économiques.
- Ose les spécialités culinaires régionales, goûter à tout, même ce qui semble étrange.
- Respecte les coutumes locales : se déchausser, faire la queue, rester discret dans les transports.
- Prends le temps de discuter avec les locaux, même avec peu de vocabulaire.
Mon itinéraire de 25 jours au Japon : ville par ville
| Jours | Destination | Nuits | Incontournables à ne pas manquer |
| J1 – J3 | Osaka | 3 | Dotonbori (food), le Château d’Osaka, Kuromon Market |
| J4 – J5 | Nara | 2 | Parc aux cerfs, Temple Todai-ji, Kasuga Taisha |
| J6 – J8 | Kyoto | 3 | Fushimi Inari (torii rouges), quartier de Gion, temples zen |
| J9 | Himeji & Kobe | 0 | Le Château du Héron Blanc, le port de Kobe |
| J10 – J11 | Hiroshima & Miyajima | 2 | Parc du Mémorial de la Paix, le torii flottant de Miyajima |
| J12 – J13 | Okayama & Kurashiki | 2 | Jardin Koraku-en, les canaux historiques de Kurashiki |
| J14 – J15 | Nagoya | 2 | Château de Nagoya, salles d’arcade (UFO catcher) |
| J16 – J17 | Kanazawa | 2 | Jardin Kenroku-en, quartiers des samouraïs et geishas |
| J18 – J25 | Tokyo & environs | 8 | Shibuya, Asakusa, excursions à Nikko et Kamakura |
| TOTAL | 10 Villes | 24 | Un voyage épique de 25 jours |
Osaka (trois jours)

J’ai commencé mon voyage à Osaka et je suis repartie de Tokyo pour continuer mon voyage en Corée du Sud. Osaka, capitale culinaire et vibrante, mais pour être tout à fait honnête, je n’ai pas vraiment profité de cette ville, car j’ai eu un énorme coup de blues en arrivant, car je venais de quitter mes amis en Australie. En PVT, on a si peu de stabilité qu’on s’accroche au moindre repère. Quitter mes amis australiens pour voyager seule un mois et demi entre le Japon et la Corée du Sud a été un vrai déchirement émotionnel.
J’ai goûté aux fameux okonomiyaki et takoyaki dans le quartier animé de Dotonbori, exploré le château d’Osaka, et je me suis baladée dans le marché Kuromon Ichiba. Le soir, les enseignes lumineuses et la foule créent une atmosphère qui donne envie de se perdre dans les ruelles. J’ai aussi visité le quartier Shinsekai pour son ambiance rétro, grimpé à l’observatoire d’Umeda Sky Building pour admirer la ville illuminée, et fait une escapade à Sumiyoshi Taisha, un des plus anciens sanctuaires shinto du pays.
Pour plus de détails sur mon itinéraire de trois jours à Osaka, j’y ai consacré un article : guide complet, conseils et itinéraire pour visiter Osaka en 3 jours .
Nara (deux jours)

Ensuite, direction Nara ! Nara a été un vrai coup de cœur de mon voyage, j’ai beaucoup aimé la ville ainsi que les temples plus que les daims (les cerfs sika). Peu de voyageurs restent plusieurs jours à Nara. Résultat : dès la fin d’après-midi, la ville retrouve son calme et devient paisible et agréable, loin de l’agitation touristique de la journée. J’ai pu visiter le grand Bouddha du Todai-ji et j’ai pris le temps de parcourir également le sanctuaire Kasuga-Taisha, célèbre pour ses centaines de lanternes de pierre et de bronze, et le jardin Isuien, havre de sérénité. Découvre mon guide détaillé pour visiter Nara en 2 jours avec itinéraire jour par jour, budget et conseils pratiques.
Kyoto (trois jours)

J’avais beaucoup d’attente pour la ville de Kyoto, et cette ville de geishas et de temples, m’a bluffé par sa richesse culturelle, après la ville est reconnue comme étant la capitale culturelle du Japon. Je sais que la ville souffre du surtourisme et que beaucoup d’influenceurs, de blogueurs disent de ne pas aller à Kyoto car c’est rempli de touriste et qu’il y a d’autres choses à voir au Japon. Je pense que visiter cette ville vaut le coup, surtout si tu vas au Japon pour un seul voyage, est ce qu’il y a du monde ? Oui, mais si tu n’y vas pas, tu risques de passer à côté de quelque chose. J’ai arpenté le Fushimi Inari et ses milliers de torii rouges en matinée, admiré les jardins du Ryoan-ji, et je me suis baladée dans le quartier de Gion. J’ai vraiment apprécié la balade sur le chemin de la philosophie, la visite du Kinkaku-ji (pavillon d’or) et du Ginkaku-ji (pavillon d’argent). Les soirées à Pontocho, au bord de la Kamo-gawa, sont magiques. De Kyoto, il est facile d’accèder à Uji et d’y passer une journée pour les amateurs de matcha et temples.
Himeji (une demi-journée)

Courte halte à Himeji pour admirer son célèbre château, surnommé le héron blanc. Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, il est entouré de magnifiques jardins et c’est vraiment l’un des plus beaux châteaux que j’ai pu voir durant ce séjour. Pour la petite anecdote, il s’agit de l’un des rares châteaux authentiques du pays et il est d’ailleurs inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO sans oublier qu’il est considéré comme étant un trésor national du Japon.
Kobe (une demi-journée)

Arrêt à Kobe, port cosmopolite et cité célèbre pour son bœuf. J’ai flâné dans le quartier de Kitano, goûté le sake local, fait une randonnée, son port. La ville séduit par son mélange d’architecture occidentale et japonaise, ses petits cafés et son ambiance détendue au bord de la mer. Je n’ai pas eu l’occasion d’essayer de manger de la viande de Kobe pour la simple et bonne raison que je ne voulais pas tomber sur un piège touristique.
Pour plus de détails sur mon itinéraire entre Kobe et Himeji, je te laisse consulter mon article Itinéraire d’une journée à Kobe et Himeji : château, bœuf et quartiers à voir.
Hiroshima et Miyajima (deux jours)

L’émotion m’a saisi devant le Dôme de la bombe A et le Parc du Mémorial de la Paix, c’est la première fois que je pleure autant dans un musée et, à mes yeux, ce musée va au-delà du devoir de mémoire, car il nous rappelle l’horreur de la guerre et des dégâts de la bombe atomique. À quelques minutes en ferry, l’île de Miyajima et son célèbre torii flottant furent un enchantement (attention au Torii, je ne savais pas, mais il y a une marée, donc parfois le Torii sera dans l’eau et d’autrefois, le Torii sera sur le sable, mais c’est une vue très belle quand même). J’ai exploré le sanctuaire d’Itsukushima, goûté à la spécialité locale (les momiji manju, petits gâteaux en forme de feuille d’érable), et grimpé jusqu’au sommet du Mont Misen pour une vue spectaculaire sur la mer intérieure.
Pour plus de détails sur mon itinéraire à Hiroshima et Miyajima : Que faire à Hiroshima et Miyajima 2 jours : mon itinéraire entre histoire et nature.
Okayama et Kurashiki (2 jours)

Depuis Hiroshima, je fais cap vers Okayama, réputée pour son jardin Koraku-en, l’un des trois plus beaux du Japon. J’ai aussi découvert le château d’Okayama, remarquable par sa couleur noire. À une courte distance, Kurashiki et son quartier historique Bikan offrent un voyage dans le temps, avec ses canaux bordés de saules, ses maisons de marchands, et ses musées d’art.
Nagoya (deux jours)

Escapade citadine à Nagoya, quatrième ville du Japon et elle est considérée comme étant la ville la plus ennuyeuse du Japon. J’ai visité l’impressionnant château de Nagoya, me balader dans le jardin Ninomaru-en, découverte du temple Osu Kannon, du quartier Sakae, et encore bien d’autres. Le soir, ne pas manquer de goûter au hitsumabushi, une spécialité d’anguille grillée. Bon plan de Nagoya : c’est la ville idéale pour jouer aux UFO catcher (machines à pinces) ! Les prix sont les moins chers que j’ai trouvés par rapport à Tokyo avec énormément de parties à 100 yens.
Kanazawa (un jour)

J’ai en réalité consacré une seule journée complète à Kanazawa, car la deuxième journée était dédiée au trajet et au repos. Direction de Kanazawa, le temps ville d’art et d’artisanat, réputée pour son quartier de samouraïs, son jardin Kenroku-en, et ses musées d’art contemporain. Ne pas manquer le marché Omicho pour y déguster des sushis ultrafrais. Le jardin du Kenroku-en est considéré comme étant l’un des trois plus beaux jardins du Japon, donc la visite vaut un petit détour. Si tu veux plus de détails sur ma journée parfaite à Kanazawa, je te laisse découvrir mon article.
Tokyo ( neuf jours)

Clôturer ce voyage par Tokyo est une expérience en soi. La capitale nippone, tentaculaire et fascinante, ne ressemble à aucune autre. J’ai exploré ses quartiers emblématiques (Shibuya, Shinjuku, Asakusa, Ueno, Harajuku), visité musées et jardins, mangé dans les izakayas, et profité de l’effervescence nocturne. Mais Tokyo, c’est aussi des moments de calme : un café dans Yanaka, un matin au marché de Tsukiji, une balade au parc Yoyogi. À chaque coin de rue, l’ancien croise le moderne. Si tu veux plus de renseignements sur mon itinéraire à Tokyo, je te laisse consulter mon article. J’ai profité également de Tokyo pour aller visiter ses alentours :
Nikko (un jour)
Avant d’atteindre la capitale, halte spirituelle à Nikko, cité nichée dans la montagne, célèbre pour ses sanctuaires et ses temples inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le sanctuaire Toshogu, chef-d’œuvre baroque du Japon, éblouit par ses dorures et ses sculptures. J’ai flâné sous les cèdres centenaires, emprunté les allées du parc national et admiré les chutes de Kegon, hautes de près de 100 mètres. J’ai eu un véritable coup de cœur pour Nikko malgré le fait que ce soit une ville extrêmement touristique, mais le temple est l’un des plus beaux temples que j’aie pu voir au Japon.
Fuji (un jour)
Depuis Tokyo, fais une pause à Shimoyoshida pour admirer l’emblématique pagode Shureito, perchée sur la colline du parc Arakurayama Sengen. Accessible en train en un peu moins de deux heures, ce lieu offre l’un des panoramas les plus célèbres du Japon avec, en toile de fond, le mont Fuji. Au printemps, les cerisiers en fleurs encadrent la pagode et créent une scène de carte postale. C’est une excursion idéale sur une journée pour combiner nature, culture et vue iconique sans trop s’éloigner de la capitale japonaise. Par contre, il faut bien faire attention, car la visibilité du mont Fuji n’est pas optimale tous les jours, dans mon cas, je n’ai pu voir que la moitié du mont Fuji. Voici le site qui m’a aidée pour savoir si le mont Fuji est visible ou non : https://isfujivisible.com/fr.
Kamakura (un jour)
Petite ville balnéaire à l’ambiance zen, Kamakura recèle de trésors : le Grand Bouddha (Daibutsu), les temples nichés dans la forêt, les plages propices au surf, et des ruelles animées de petits commerces. J’ai adoré me perdre dans les sentiers qui relient les temples, goûter à la street food (dorayaki, mochi grillé) et profiter de la mer.
Yokohama (une journée)
Pause incontournable à Yokohama, deuxième plus grande ville du Japon, pour découvrir son atmosphère maritime et cosmopolite. Son célèbre quartier de Minato Mirai et la Yokohama Landmark Tower offrent des panoramas spectaculaires sur la baie. Tu peux aussi flâner dans le plus grand Chinatown du Japon, goûter des spécialités locales ou visiter le Cup Noodles Museum pour une touche insolite. À seulement quelques minutes de Tokyo en train, c’est une escale parfaite pour varier les ambiances et profiter d’un visage plus détendu du Japon. Pour être honnête avec toi, je suis surtout allée à Yokohama pour son Pokémon Center qui est un de mes préférés au Japon (est-ce que tu me juges suite à cette révélation ?).
Bilan de mon voyage au Japon : ce que j’ai appris
En un mois, j’ai traversé plus de 2 000 km de rails, admiré des paysages variés, découvert une culture raffinée, éprouvé des émotions intenses devant les mémoriaux, ri devant les daims curieux, savouré des mets inattendus. Ce qui m’a le plus touché, c’est l’hospitalité des Japonais, la sensation d’ordre et de quiétude qui règne partout, le respect de la nature et des traditions. Un autre gros point, okay, il n’y a pas autant de poubelles qu’en Europe (une amie japonaise m’a expliqué que c’était pour éviter les attentats terroristes), mais les toilettes sont propres et gratuites ! Il y en a partout et c’est incroyable quand on a une vessie comme la mienne (par exemple : un jus de pomme et je dois aller aux toilettes 1h après).
Je conseille à toute personne qui rêve du Japon de varier les expériences : villes, campagne, mer, montagne, hébergements traditionnels et hôtel en capsule. Voyager en train, c’est s’offrir chaque jour un nouveau décor, un rythme tranquille, des rencontres inattendues et enfin prendre le temps.
Pour conclure : le Japon, une aventure à vivre et à revivre
Ces 25 jours au Japon resteront gravés comme l’un des plus beaux voyages de ma vie. Entre émerveillement culturel, découvertes culinaires, émotions historiques et moments de solitude assumée, j’ai vécu une aventure complète qui a dépassé toutes mes attentes.
Voyager seule au Japon m’a offert une liberté totale pour organiser mon itinéraire à mon rythme, partir tôt le matin ou faire des pauses quand je le voulais et surtout voir les choses quand je le voulais. Le Japon est l’un des pays les plus sûrs au monde pour les voyageuses solos, il suffit de suivre ton intuition, je le répète souvent, mais : si tu ne le sens pas, tu n’y vas pas. Concernant la solitude, je n’ai jamais ressenti de problèmes à manger seule au restaurant ou faire des activités en solo au Japon parce que tout t’invite à vivre en introvertie. Par contre, partager les frais d’hébergement à deux peut réduire le budget.
Mon bilan ? Le Japon est parfait pour un premier voyage en solo : sûr, organisé, fascinant, dépaysant sans être déstabilisant. Les 2365€ investis ? Largement rentabilisés en souvenirs inoubliables. Le JR Pass pas rentable ? Une leçon apprise (calcule bien tes trajets !). Le coup de blues du début ? Vite oublié face à la beauté du pays.
Mes conseils pour ton voyage :
- Prends 3-4 semaines minimum pour profiter sans courir, surtout si tu viens de France, il est important de prendre en compte le décalage horaire, environ 7 à 9h selon la saison et la ville d’arrivée.
- Varie les expériences : grandes villes + petits villages + nature (mer, montagne, forêts)
- Ose voyager seule si tu hésites : le Japon est le pays idéal pour les introvertis !
- Ne sous-estime pas la barrière de la langue, mais ne la crains pas non plus (il est possible de te faire comprendre, d’utiliser des applications)
- Goûte à tout, même les trucs bizarres (sauf la langue de cochon, vraiment, je me serai passée de cette expérience culinaire)
Si tu rêves d’un Japon moins touristique, volcans et onsens découvre mon itinéraire à Kyushu de 14 jours lors de mon deuxième voyage.
Des questions sur ton itinéraire Japon ? Envoie-moi un message via la page contact, je réponds avec plaisir et je partage volontiers mes bons plans ! Et si cet article t’a aidé, partage-le à tes amis qui rêvent du Japon.
Les questions fréquentes sur un voyage au Japon de 25 jours
Quel budget pour 25 jours au Japon ? Compte entre 2000 et 3000€ selon ton style de voyage (hébergement, restaurants, activités). Mon budget total était de 2365 € incluant le JR Pass, les logements en auberge/hôtels économiques et les repas variés. Par contre, j’ai des amis qui ont fait avec moins, je pense que ça dépend de ton style de voyage, je vais être honnête, je me suis bien fait plaisir.
Le JR Pass est-il rentable pour 25 jours ? Ça dépend de ton itinéraire. Pour moi, le JR Pass de 21 jours n’était pas rentable, car je ne me suis pas assez déplacée, donc pense à calculer tes trajets sur Hyperdia avant d’acheter et compare avec les pass régionaux. Pour mon deuxième voyage au Japon, le JR pass a été bien rentabilisé.
Est-ce facile de voyager seule au Japon ? Oui, c’est l’un des pays les plus sûrs au monde pour voyager en solo. Les transports sont fiables, les gens sont respectueux et les applications de traduction facilitent la communication.
Quelle est la meilleure saison pour un voyage de 25 jours au Japon ? Le printemps (mars-mai) pour les cerisiers et l’automne (novembre-décembre) pour les érables sont idéaux. J’ai voyagé fin mai-juin et j’ai évité la saison des pluies malgré les prévisions.
Faut-il parler japonais pour voyager au Japon ? Non, mais quelques mots de base sont appréciés. Google Translate suffit amplement. Dans les grandes villes touristiques, de nombreux panneaux sont en anglais.
Combien de villes peut-on visiter en 25 jours au Japon ? J’ai visité 10 villes principales en 25 jours : Osaka, Nara, Kyoto, Himeji, Kobe, Hiroshima, Okayama, Nagoya, Kanazawa et Tokyo, plus des excursions à Miyajima, Kurashiki, Nikko, Kamakura, Yokohama et Hakone. C’est un rythme soutenu, mais faisable si tu aimes bouger.
Comment gérer la barrière de la langue au Japon ? Google Translate suffit amplement. Dans les grandes villes touristiques, beaucoup de panneaux sont traduits en anglais. Apprends quelques mots de base (arigatou, sumimasen, konnichiwa) pour montrer ton respect. Les Japonais sont patients et feront des efforts pour t’aider même sans parler anglais.




2 réponses
Bonjour et merci ! wooow ton blog est hyper complet j’adore ! je suis tombé dessus par hasard.
Je vis actuellement à l’ile de la réunion et j’aimerai voyager au Japon avec mon épouse et mon fils de 2 ans. j’ai vu des circuit en agence mais pour 3 le prix grimpe vite à 12ke…. on a ensuite pensé à le faire nous même… je t’avoue que je vois énormément d’info partout qui se mélangent. ton blog est hyper accessible, donne des bons conseils précis ! et je t’avoue qu’on fortement s’y inspirer pour préparer le séjour! le plus gros pour nous sera le budget billet d’avion mais je vais prendre le temps de bien lire tes conseils et je me sens hyper rassuré!
Bonjour Hervé ! Un immense merci pour ton message, ça me touche beaucoup de savoir que mon blog t’aide à y voir plus clair. Le Japon en famille, c’est une aventure incroyable, surtout avec un petit bout de 2 ans !
Je comprends tout à fait pour le budget des agences est une sacré somme pour 3. Prends bien le temps de piocher toutes les infos dont tu as besoin, et très belle préparation à vous trois !