Que faire à Séoul ? Mes activités testées en 2 voyages

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Sommaire de l'article

La première fois que je suis allée à Séoul, c’était pour rejoindre une amie qui faisait son PVT en Corée du Sud, j’y suis restée huit jours. Je ne connaissais rien à la ville ni à la Corée du Sud que je ne connaissais qu’à travers le prisme de Kpop et des K-dramas. Je vais être honnête avec toi, je suis repartie complètement sous le charme. Le deuxième séjour, c’était en novembre 2025, avec des amies que je me suis faites en Australie pour rejoindre des amies coréennes et, cette fois, pour une semaine seulement. Et j’ai eu l’impression de découvrir une ville complètement différente, seulement, en changeant de saison.

Séoul, c’est difficile à résumer, car c’est une grande métropole asiatique avec une influence américaine très marquée entre les voitures, l’apparence, les buildings qui côtoient des palais royaux millénaires et des marchés de street food qui existent depuis des siècles. Il y a énormément de choses à faire, très différentes les unes des autres, et c’est exactement ça qui en fait une ville à part.

Dans cet article, je te dis que faire à Séoul selon moi, avec mes activités préférées après deux séjours, les prix, mes conseils et un itinéraire de cinq jours. Ce n’est pas un classement, juste ce que j’ai vécu et ce que je referais sans hésiter.

Informations pratiques pour visiter Séoul

Pour tout ce qui concerne l’arrivée depuis l’aéroport, la carte SIM, les applis indispensables et les formalités d’entrée (dont l’e-Arrival Card, obligatoire depuis 2026), j’ai écrit un article logistique complet sur la Corée du Sud.

Comment se déplacer à Séoul ?

Le métro est ton meilleur ami à Séoul, avec plus d’une vingtaine de lignes et des indications en anglais partout. La première chose à faire en arrivant, c’est d’acheter une carte T-money. Elle s’achète à l’aéroport d’Incheon ou dans n’importe quelle supérette (CU, GS25, 7-Eleven) pour 3 000 à 5 000 wons, puis tu la recharges selon tes besoins. Un trajet en métro coûte environ 1 550 wons avec la T-money, et tu bénéficies de correspondances gratuites avec les bus dans les 30 minutes. La carte fonctionne aussi dans les bus et dans la plupart des taxis. Si tu prévois de beaucoup te déplacer, la Climate Card, un forfait de transport illimité, peut être plus intéressante, et je t’explique comment choisir dans mon guide.

Mon conseil est de télécharger Naver Map ou Kakao Map avant de partir, ce sont les applications de navigation locales, et elles sont indispensables, car Google Maps fonctionne très mal en Corée du Sud pour les itinéraires à pied.

Prix des principales activités

ActivitéAdresse / Accès métroHorairesPrix adulte
Palais Gyeongbokgung161 Sajik-ro · Ligne 3, station Gyeongbokgung sortie 5Mer–lun, 9 h–17 h (nov.-fév.), 9 h–18 h (mars-mai, sept.-oct.), 9 h–18 h 30 (juin-août)3 000 wons
Bukchon Hanok VillageGahoe-dong · Ligne 3, station Anguk sortie 210 h–17 h (zone rouge)Gratuit
Marché de GwangjangJongno-gu · Ligne 1, station Jongno 5-ga, ou ligne 2, station Euljiro 4-gaTous les joursGratuit (entrée)
Mont InwangsanLigne 3, station Dongnimmun sortie 2Toujours ouvertGratuit
Temple BongeunsaGangnam · Ligne 9, station BongeunsaTous les joursGratuit
Bibliothèque Starfield (COEX)Gangnam · Ligne 2, station Samseong, ou ligne 9, station BongeunsaTous les jours, 10 h 30–22 hGratuit
DDP (Dongdaemun Design Plaza)Ligne 2, 4 ou 5, station Dongdaemun History & Culture ParkExtérieurs toujours accessiblesGratuit (expositions payantes)
Rivière Han (Yeouido)Ligne 5, station Yeouinaru sortie 2Toujours ouvertGratuit
Life4Cuts et photomatonsPartout à Hongdae, Myeongdong, SeongsuSelon boutique~5 000 wons
Match de baseballJamsil Baseball Stadium · Ligne 2 ou 9, station Sports Complex sorties 5-6Fin mars à début octobre, sauf lundiÀ partir de 9 000 wons
NoraebangPartout, surtout à HongdaeSelon salle15 000–30 000 wons/h
Location de hanbokPrès de GyeongbokgungSelon boutique10 000–20 000 wons
Pass palais (4 palais + Jongmyo)Aux caisses de chaque palais–6 000 à 10 000 wons selon les sources

L’entrée des palais est gratuite si tu portes un hanbok, si tu as moins de 18 ans ou plus de 65 ans, et pour tout le monde le dernier mercredi de chaque mois. Depuis 2026, cette gratuité s’étend même peu à peu à tous les mercredis, c’est déjà le cas à Deoksugung depuis août 2026, et à Changdeokgung, Changgyeonggung et au sanctuaire de Jongmyo depuis octobre 2026, mais pas encore à Gyeongbokgung.

Si tu prévois de visiter plusieurs palais sans hanbok, le billet combiné est rentable, mais les sources se contredisent sur son prix, selon que le Jardin secret de Changdeokgung est inclus ou non, alors vérifie au guichet ce qu’il comprend. Une hausse des tarifs d’entrée des palais est aussi en discussion, donc vérifie les prix avant ta visite.

Où dormir à Séoul

J’ai dormi dans deux types d’hébergements selon mes séjours que un Airbnb au sud de la Han River lors de mon premier séjour, plus calme et résidentiel, et une auberge de jeunesse à Myeongdong pour mon deuxième séjour, idéalement placé pour visiter à pied les différents quartiers.

  • Myeongdong : central, animé, parfait pour les petits budgets et les solos, les auberges sont nombreuses et bien situées
  • Hongdae : ambiance étudiante et festive, beaucoup de restos et de bars, idéal pour les 20-30 ans
  • Gangnam : plus calme, plus cher, bon point de départ pour explorer le sud de la ville
  • Insadong / Bukchon : idéal si tu veux être proche des palais et du quartier historique

Il faut compter entre 15 000 et 30 000 wons (10-20€) la nuit en dortoir, et 60 000-120 000 wons (40-80€) pour une chambre privée selon le quartier.

Meilleure saison pour visiter Séoul

Je ne vais pas te refaire ici tout le match entre les saisons, que je vais détailler dans mon article quand partir en Corée du Sud ? Été ou automne, mon avis. Pour Séoul, garde surtout en tête que certaines activités de cet article dépendent du calendrier :

  • le baseball se joue de fin mars à début octobre, et il n’y a pas de match le lundi ;
  • la fontaine du pont Banpo fonctionne d’avril à octobre ;
  • les cerisiers fleurissent début avril, autour des palais et du lac Seokchon, qui est alors pris d’assaut ;
  • la randonnée d’Inwangsan est éprouvante en été, faute d’ombre, mais idéale à l’automne ;
  • le pique-nique au bord de la rivière Han se fait encore en novembre, à condition de prévoir une couche de plus le soir.

Si tu viens en novembre, comme lors de mon deuxième séjour, la saison de baseball et la fontaine de Banpo sont donc déjà terminées.

Gyeongbokgung et les palais royaux de Séoul

Imagine-toi franchissant une immense porte en bois ornée de motifs colorés et te retrouvant soudain au cœur d’un autre siècle. Gyeongbokgung, le « palais du bonheur resplendissant », est le plus grand des cinq palais royaux de Séoul et offre une plongée dans l’histoire de la dynastie Joseon. Fondé en 1395, il a traversé destructions et reconstructions, et reste aujourd’hui l’un des lieux les plus marquants qu’on puisse visiter à Séoul. J’ai beaucoup aimé les couleurs des bâtiments, mais attention, le palais est fermé le mardi.

Pour vivre l’expérience à fond, loue un hanbok, la tenue traditionnelle coréenne. Plusieurs boutiques proposent des modèles somptueux pour quelques heures ou pour la journée, et en hanbok, tu entres gratuitement dans les palais. Lors de ma dernière visite, en novembre 2025, j’ai choisi un hanbok rouge avec des broderies dorées. C’est le genre d’activité que je n’ai pas osé faire en solo au Japon et je regrette un peu, car c’était vraiment sympa de le vivre.

La cérémonie de la relève de la garde, ritualisée et colorée, se déroule deux fois par jour devant la porte principale, à 10 h et à 14 h, sauf le mardi. Les gardes, impassibles, défilent au rythme de la musique ancienne, la cérémonie dure environ 20 minutes et elle est gratuite, même sans billet d’entrée. J’y ai assisté lors de mon premier séjour, à l’été 2024, et j’en garde une photo avec les gardes, qui restent en place à la fin pour poser avec les visiteurs. Des visites guidées gratuites en anglais sont aussi proposées au départ du centre d’information, à l’intérieur de la porte Heungnyemun.

J’ai fini par visiter les cinq palais royaux de Séoul, et je te donne mon avis sur chacun, avec celui à choisir si tu manques de temps et les règles à connaître pendant ta visite, dans mon article les palais royaux de Séoul : lequel visiter ? (il est en cours de préparation). Mon conseil est de visiter tôt le matin ou en fin de journée pour éviter la foule et profiter de la golden hour sur les toits en tuiles.

Voyageuse portant un hanbok traditionnel dans un palais royal de Séoul, Corée du Sud

Assister à un match de baseball à Séoul

Tu penses que le baseball, c’est un sport réservé aux Américains ? Détrompe-toi car en Corée du Sud, c’est une véritable institution, et c’est l’un des sports les plus suivis du pays avec le football. J’ai eu la chance d’assister à un match des LG Twins au stade de Jamsil, et honnêtement, sans connaître les règles, j’ai adoré chaque minute. Enfin, surtout grâce au cheerleading, je ne vais pas te mentir.

Chaque équipe a ses chants et ses gestes fétiches que les supporters connaissent par cœur. Les supporters viennent souvent en famille, tout le monde joue le jeu, et il n’est pas rare de voir des groupes d’amis s’affronter dans des challenges de danse entre deux manches.

Le rituel commence dès l’entrée, avec des vendeurs qui servent le fameux « chimaek », le combo gagnant du poulet frit et de la bière fraîche. Le poulet frit, en Corée du Sud, devrait d’ailleurs être considéré comme un incontournable à part entière. Mais tu peux aussi goûter aux snacks typiques coréens, comme les tteokbokki (gâteaux de riz pimentés), les hotteok (pancakes sucrés) ou le kimbap. L’ambiance dans les tribunes est unique, entre les supporters, les chansons reprises en chœur, les mascottes qui dansent et les pom-pom girls qui entraînent la foule.

Mon avis sur le baseball en lui-même, pour une non-passionnée (juste aussi non connaisseuse car j’ai suivi les règles sur wikipédia), les actions sont hyper lentes et la durée du match est indéterminée, mais l’ambiance dans le stade rend l’expérience incroyable (un peu comme les matchs de hockey).

Pour acheter tes billets, tu as plusieurs options soit en ligne, via les plateformes officielles (le site de billetterie Interpark est en coréen), soit directement au guichet du stade. Selon le match, il est important d’arriver tôt, surtout pour les grosses affiches, car les matchs des LG Twins, notamment, peuvent afficher complet bien avant le coup d’envoi.

Le stade de Jamsil se trouve dans le sud-est de Séoul, à deux pas de la Lotte World Tower, la plus haute tour du pays. Si tu as un peu de temps avant le match, fais un détour par le lac Seokchon, un parc aménagé tout autour d’deux lacs, avec une boucle d’environ 2,6 km, avec une vue imprenable sur la tour qui se reflète dans l’eau. C’est depuis ce parc que j’ai pris mes plus belles photos de la Lotte World Tower, sans même avoir eu besoin de monter dedans. Compte 30 à 40 minutes pour en faire le tour sans t’arrêter, et sache qu’il devient l’un des spots de cerisiers les plus courus de Séoul début avril.

match de baseball au Jamsil Stadium avec supporters en Corée du Sud

Se perdre dans les pop-up Stores de Seongsu-dong

Bienvenue à Seongsu-dong, le Brooklyn de Séoul, le quartier qui a su transformer ses vieilles usines en temples de la créativité. Dans chaque rue, il y a une nouvelle surprise : pop-up stores, des cafés design, des ateliers de créateurs, et des galeries d’art. À mes yeux, c’est l’un des quartiers les plus instagrammables de Séoul, autrefois une zone industrielle avec les vieilles usines, il y a vraiment un charme. Je reconnais que j’ai découvert une passion pour les stickers et les achats de dessins d’artistes coréens.

J’ai adoré me balader à Seongsu sans plan précis, car, justement, les surprises t’attendent quand tu t’y attends le moins. Pour dénicher les boutiques du moment, surveille les réseaux sociaux ou les petites affiches collées sur les murs du quartier. Les pop-up stores changent souvent et ne sont ouverts que quelques semaines. Il y a une application NOL qui recense tous les événements éphémères de la semaine à Séoul.

À ne pas manquer, le magasin « Daelim Changgo », ancienne usine d’impression devenue espace culturel, où tu peux assister à des expos ou simplement te poser avec un café. Le weekend, le quartier s’anime de marchés de créateurs et de performances musicales.

Café aménagé dans une ancienne usine à Seongsu-dong, Séoul

Randonner au mont Inwangsan : vue panoramique sur Séoul

Tu as envie d’une pause nature et d’un panorama inoubliable ? Direction le mont Inwangsan, à seulement quelques stations de métro du centre-ville. Avec ses 338 mètres, ce petit sommet est probablement la randonnée la plus accessible qu’on puisse faire en plein cœur d’une capitale.

Le sentier suit les remparts historiques de Séoul, vestiges de l’ancienne cité, et sur le chemin, tu croises des locaux, et des étudiants venus dessiner le paysage. La montée est abordable, même pour les moins sportifs, et les escaliers naturels au milieu des rochers rendent l’ascension ludique. Une chose à ne pas rater en chemin qui est le sanctuaire chamaniste Guksadang, encore actif aujourd’hui, avec ses autels colorés accrochés à la roche.

Le clou du spectacle, c’est le panorama à 360° sur Séoul, avec la N Seoul Tower au loin et les gratte-ciels. La montée à la N Seoul Tower, sur la colline de Namsan, vaut également le détour pour admirer Séoul d’en haut, et c’est l’une de mes vues panoramiques préférées quand je vais à Séoul.

Je te recommande de monter en fin de journée pour le coucher de soleil, ou très tôt le matin si tu veux avoir le sommet pour toi toute seule et profiter de la brume matinale sur la ville. En été, pars avant 9 h, car il n’y a aucune ombre sur la partie haute, et la chaleur peut vite devenir pesante.

Si tu as aimé longer les remparts, tu peux poursuivre l’expérience de l’autre côté de la ville, au parc de Naksan, où je suis aussi allée lors de mon premier séjour. Le sentier y suit un autre tronçon de la muraille de Séoul, au-dessus du village aux fresques d’Ihwa, avec une très belle vue sur la ville au coucher du soleil, et la balade est beaucoup plus courte et plus facile qu’à Inwangsan.

Vue sur Séoul depuis la plateforme d'observation de la N Seoul Tower

Street Food au Marché de Gwangjang

Le marché de Gwangjang, c’est le paradis de la street food coréennen, ouvert depuis 1905, c’est l’un des plus anciens marchés permanents de la ville, et, dès l’entrée, les parfums te happent entre huile de sésame, épices, pâte de haricots.

Commence par les bindaetteok, ces pancakes aux haricots mungo dorés à la poêle, croustillant à l’extérieur et fondant à l’intérieur. Juste à côté, tu trouves les célèbres tteokbokki, ces gâteaux de riz pimentés dont la sauce rouge t’enflamme les papilles. Mon moment préféré a été de m’installer au comptoir d’un stand, regarder la cuisinière préparer les mandu (raviolis) devant moi, et échanger quelques mots malgré la barrière de la langue.

Le soir, le marché s’anime, avec ses lumières vives et ses groupes d’amis qui trinquent au soju dans une ambiance festive. Je te recommande de venir avec de l’espèce, car j’ai eu des problèmes avec ma carte bancaire française à Gwangjang, alors qu’elle passait sans souci ailleurs, comme à Seongsu, et, selon le terminal de paiement, il arrive qu’elle soit refusée. N’oublie pas de tester les mayak gimbap, de petits rouleaux de riz et de légumes, parfaits pour grignoter en marchant. Et si tu veux prolonger l’expérience, certains stands proposent des plats plus rares, comme le sundae (boudin coréen), le yukhoe (tartare de bœuf assaisonné) ou des crêpes aux algues. Défi du jour : goûter au moins trois spécialités que tu ne connais pas !

Depuis son passage dans la série documentaire Street Food : Asie, sur Netflix, le marché est devenu beaucoup plus touristique. Certains stands pratiquent des prix un peu plus élevés pour les étrangers, alors garde un œil sur les prix affichés et n’hésite pas à t’éloigner des stands situés juste à l’entrée pour trouver les vraies pépites locales, plus loin dans les allées.

Se promener dans le village hanok de Bukchon

Au cœur de Séoul, Bukchon Hanok Village est un voyage dans le temps, à mi-chemin entre les palais de Gyeongbokgung et de Changdeokgung. Ce quartier de plus de 600 ans abrite des maisons traditionnelles coréennes aux toits de tuiles courbes, qui contrastent avec les gratte-ciels en arrière-plan. Ce qui rend Bukchon unique, c’est que ce n’est ni un musée à ciel ouvert ni une reconstitution pour touristes, car des gens y vivent vraiment.

Le quartier étant résidentiel, il est important de respecter le silence et les lieux. Depuis mars 2025, la zone rouge du village n’est accessible aux touristes qu’entre 10 h et 17 h, et, en dehors de ces horaires, une amende de 100 000 wons peut être appliquée.

Je te recommande de te perdre dans les ruelles, et pour pousser l’expérience encore plus loin, de dormir dans un hanok. J’ai vécu l’expérience lors de mon road trip dans le sud de la Corée du Sud, à Jeonju, et je te recommande de la vivre.

maisons traditionnelles hanok dans le village de Bukchon à Séoul

Le temple Bongeunsa, une parenthèse colorée au milieu de Gangnam

Au milieu des tours de verre de Gangnam, juste en face du centre commercial COEX, se cache l’un des temples bouddhistes les plus surprenants de Séoul. Bongeunsa a été fondé en 794, sous le royaume de Silla, et même si la plupart de ses bâtiments ont été reconstruits après un incendie en 1939 et la guerre de Corée, le contraste entre ses toits traditionnels et les gratte-ciels qui l’entourent est saisissant.

Ce qui m’a le plus marquée, ce sont les couleurs, vraiment très différentes de celles des temples que j’avais visités au Japon quelques semaines plus tôt. Là où les temples japonais jouent souvent sur le bois brut ou le vermillon, les bâtiments coréens sont recouverts de motifs peints en vert, en rouge, en bleu et en jaune, jusque sous les avant-toits. Cette peinture traditionnelle s’appelle le dancheong, et elle n’a rien de purement décoratif, puisqu’elle protège le bois des intempéries et des insectes, tout en reprenant les cinq couleurs traditionnelles coréennes, chacune associée à une direction (le bleu pour l’est, le blanc pour l’ouest, le rouge pour le sud, le noir pour le nord et le jaune pour le centre). Tu retrouveras ce même dancheong dans les palais de Séoul, mais c’est à Bongeunsa que je l’ai vraiment remarqué pour la première fois.

Ne manque pas non plus la grande statue de Maitreya, le Bouddha du futur, haute d’environ 23 mètres, qui domine le temple. L’entrée est gratuite, et le temple propose aussi un templestay, pour découvrir la vie des moines le temps d’une journée ou d’une nuit.

En sortant du temple, j’ai traversé la rue pour aller voir la bibliothèque Starfield, dans le centre commercial COEX, que j’avais vue passer des dizaines de fois sur les réseaux sociaux. Ouverte en 2017, elle est célèbre pour ses étagères de 13 mètres de haut remplies de plus de 50 000 livres, et l’entrée est gratuite, tous les jours de 10 h 30 à 22 h. Je vais être honnête, c’est sympa pour les photos, mais c’est beaucoup moins grand que ce que les images laissent imaginer, et on est finalement au milieu d’un centre commercial, entre les boutiques et la foule. Si tu es à Bongeunsa, ça vaut le petit détour de cinq minutes, mais je ne traverserais pas Séoul spécialement pour elle. La bibliothèque qui m’a vraiment éblouie reste la State Library Victoria, à Melbourne, avec sa salle de lecture sous un immense dôme, une vraie bibliothèque où les gens viennent lire et travailler dans un calme absolu, et que je te présente dans mon article Melbourne en 2 jours.

Le DDP et Dongdaemun, l’architecture futuriste de Séoul

Impossible de passer à côté du Dongdaemun Design Plaza, le DDP, ce bâtiment aux courbes argentées imaginé par l’architecte Zaha Hadid et inauguré en 2014, qui ressemble à un vaisseau spatial posé au milieu de la ville. Il accueille des expositions, des boutiques de créateurs et des événements, et ses extérieurs, accessibles gratuitement, sont un terrain de jeu idéal pour les photos, avec ses longues façades sans aucun angle droit. Le soir, le bâtiment s’illumine, et certaines saisons, des spectacles de lumière sont projetés sur sa façade.

Juste à côté, tu peux voir les vestiges des anciens remparts et de la porte Dongdaemun, la grande porte de l’Est de la ville, un contraste assez fou avec l’architecture du DDP. Le quartier de Dongdaemun est aussi célèbre pour ses centres commerciaux de mode, dont certains restent ouverts tard dans la nuit.

Shopping K-Beauty à Myeongdong

Myeongdong, c’est le temple de la beauté coréenne et du shopping branché. Les enseignes clignotent, les vendeurs t’accueillent à grand renfort d’échantillons gratuits, et les rues débordent de stands de street food et de vitrines colorées. J’ai dormi dans ce quartier lors de mon deuxième séjour en Corée du Sud, et il est très touristique, intense, coloré et totalement addictif.

Tu veux tester les rituels K-beauty ? Olive Young, Innisfree, Etude House ou Laneige : chaque boutique propose ses best-sellers et ses nouveautés. Ne manque pas les masques pour le visage, les crèmes à base de centella asiatica ou les sérums à la bave d’escargot (oui, c’est le secret éclat des Coréennes ). Une amie coréenne m’a aussi dit que la qualité des produits cosmétiques du Daiso avait beaucoup augmenté. Et comme les magasins ferment tard, c’est à chaque fois un plaisir quand tu es touriste.

J’ai personnellement une préférence pour Olive Young, et plus particulièrement pour celui de Myeongdong, car il propose un service de tax refund immédiat. Selon le montant de tes achats, tu peux bénéficier de la détaxe, et ce n’est pas négligeable ! Attention, si tu veux être remboursée de la taxe directement à la caisse, il faut présenter ton passeport physique (une photo ne fonctionne pas). Personnellement, je suis souvent les stickers « Olive Young Awards », qui indiquent que le produit fait partie des meilleures ventes élues par les clients coréens. Ce que j’adore ramener, ce sont les masques en tissu ! C’est vraiment mon péché mignon : en novembre 2025, j’en ai acheté au moins 52 (un par semaine pendant un an).

Mon conseil, les grandes ventes d’Olive Young, en mars, juin, septembre et décembre, sont les plus grosses soldes de l’enseigne. Pendant ces périodes, il y a des remises plus importantes, des kits d’échantillons et, si tu es membre, des coupons en plus. Si tu viens à ce moment-là et que tu aimes la K-beauty, ça vaut le coup d’y aller.

En dehors des cosmétiques, Myeongdong est aussi le paradis du shopping, entre les vêtements de créateurs locaux, les accessoires originaux et les gadgets high-tech. En revanche, le quartier est un peu plus cher pour les restaurants et la street food, donc n’hésite pas à changer de quartier pour manger.

Pique-niquer au bord de la rivière Han

Il y a des moments à Séoul qui ne ressemblent à rien d’autre, et l’un d’eux se passe au bord de la rivière Han, allongée sur la pelouse, face à la skyline de la ville, avec du poulet frit commandé sur une appli et livré directement sur l’herbe, une canette à la main.

Les Coréens sont passés maîtres dans l’art du pique-nique, avec leurs boissons, leurs snacks et même des tentes pour se protéger du soleil ou du vent. Tu peux d’ailleurs louer la tente, le tapis et la table pour environ 20 000 wons (vraiment, ce sont des pros).

Si tu es à Séoul entre avril et octobre, ne manque pas le spectacle de la fontaine arc-en-ciel du pont Banpo, le soir, avec ses jets d’eau illuminés par des LED et sa musique, pendant une vingtaine de minutes par séance. Le pont devient le théâtre d’un ballet aquatique, parfait pour terminer la journée en beauté. Cette fontaine est d’ailleurs reconnue par le Guinness World Records comme la plus longue fontaine de pont du monde ! Il y a plusieurs séances par jour, une à midi puis plusieurs le soir à partir de 19 h 30, avec des séances supplémentaires en été, mais les horaires changent d’une année à l’autre, alors vérifie-les avant d’y aller.

Petit conseil, emporte une couverture et un sweat, car les soirées au bord de l’eau peuvent être fraîches, surtout en automne, et pour immortaliser le moment, prends tes photos à la golden hour, la lumière idéale pour des portraits naturels.

pont Banpo sur le fleuve Han à Séoul avec vue sur la ville
Le pont Banpo est l’un des ponts les plus célèbres de Séoul.

Bonus : les caricatures du quartier d’Insadong

Insadong, c’est le quartier des artistes, des calligraphes, des amateurs de cafés et de thés et des créateurs. Sur la grande rue principale, tu repères vite les stands de caricature, où des dessinateurs talentueux croquent ton visage en quelques minutes.

Mon expérience : en dix minutes chrono, j’ai reçu un portrait, parfait pour offrir ou garder en souvenir d’un voyage, le prix est pas très cher, tu n’attends pas longtemps. Tu peux ajouter des éléments personnalisés : ton animal préféré, un accessoire qui te définit, ou même une bulle de dialogue, ou même faire le portrait de plusieurs personnes ensembles.

Astuce : choisis ton caricaturiste en observant les œuvres exposées sur son stand. La plupart acceptent les paiements en espèces ou via applis locales. Et si tu veux un souvenir encore plus original, certains ateliers proposent des caricatures de groupe ou des portraits « couple » façon manga.

caricature réalisée dans le quartier Insadong à Séoul

En cas de pluie : le musée mémorial de la guerre de Corée

Séoul n’est pas toujours sous le soleil, et le jour où la pluie s’est invitée, j’ai choisi de me réfugier au musée mémorial de la guerre de Corée (War Memorial of Korea), dans le quartier de Yongsan. Ouvert en 1994, il retrace l’histoire militaire de la Corée, des royaumes anciens jusqu’à la guerre de Corée, de 1950 à 1953, qui occupe la plus grande partie du musée. Si tu prévois de visiter la DMZ, c’est le complément idéal pour comprendre pourquoi la péninsule est toujours coupée en deux aujourd’hui.

Dès l’entrée, tu passes devant la statue des Frères, qui représente deux frères, l’un soldat du Sud, l’autre du Nord, qui se retrouvent et s’enlacent sur le champ de bataille. À l’intérieur, les salles sur la guerre de Corée sont très complètes, avec des maquettes, des objets et des témoignages, et une salle est consacrée aux pays qui ont envoyé des troupes sous le drapeau de l’ONU, dont la France. Si la pluie se calme, va aussi voir l’esplanade extérieure, en accès libre, où sont exposés plus d’une centaine d’avions, de chars et de pièces d’artillerie.

L’entrée est gratuite, le musée est fermé le lundi, et je te conseille de prévoir au moins deux heures, voire une demi-journée si tu veux tout voir. Le musée se trouve à deux pas de la station Samgakji (lignes 4 et 6). Et si tu as encore du temps sous la pluie, plusieurs activités de cet article se font à l’abri : un après-midi à la bibliothèque Starfield et au centre commercial COEX, une séance de photomaton, quelques heures de noraebang ou une virée chez Olive Young à Myeongdong. Le Musée national de Corée, gratuit lui aussi, se trouve également à Yongsan, mais je ne l’ai pas visité.

Mon itinéraire pour visiter Séoul en 5 jours

Si tu ne sais pas par où commencer, voici comment je regrouperais toutes ces activités par quartier, pour limiter les trajets en métro. C’est l’itinéraire que je referais en mélangeant mes deux séjours.

JourQuartiersActivités
Jour 1Palais et quartier historiqueGyeongbokgung en hanbok et relève de la garde, Bukchon, puis Insadong et ses caricatures
Jour 2Centre et NamsanMarché de Gwangjang le midi, le DDP, puis Myeongdong et la N Seoul Tower au coucher du soleil
Jour 3Seongsu et HongdaePop-up stores et cafés de Seongsu, puis photomatons et noraebang à Hongdae le soir
Jour 4Gangnam et JamsilTemple Bongeunsa et bibliothèque Starfield, lac Seokchon, puis match de baseball (en saison)
Jour 5Remparts et rivière HanRandonnée à Inwangsan tôt le matin, puis pique-nique au bord de la rivière Han et fontaine de Banpo

S’il pleut l’un de ces jours, garde Inwangsan et la rivière Han pour plus tard et file au musée mémorial de la guerre de Corée. Avec une semaine, ajoute une ou deux excursions à la journée, comme Suwon, la DMZ ou Nami Island.

Séoul vaut-elle le détour ? Mon avis

Difficile de répondre objectivement, car j’y suis retournée et que cela dit tout. Je pense que j’y retournerai encore.

Ce qui m’a le plus surprise, c’est à quel point Séoul échappe aux catégories, car ce n’est pas une ville « traditionnelle » comme Kyoto, ni une ville « moderne » comme Sydney. C’est les deux en même temps, souvent dans la même rue avec un palais du XVe siècle à 200 mètres d’un café pop-up mentos, une cérémonie de relève de la garde le matin et un match de baseball survolté le soir.

Ce que je garderai de mon deuxième séjour à Séoul : Céline Dion en karaoké avec des amies coréennes, les photos Life 4 Cuts avec des inconnus rencontrés dans la rue, le poulet livré sur la pelouse de la Han River au coucher du soleil. Des moments improbables qui n’auraient pu arriver que là.

Mon seul conseil : ne te contente pas des incontournables et Séoul récompense ceux qui s’y perdent un peu (il y a des pop-up stores de partout ! Tu veux faire une excursion depuis Séoul ? Séoul est aussi le point de départ pour plusieurs excursions comme visiter la DMZ, l’une des frontières les plus fascinantes du monde, ou encore visiter Nami Island , pour ses paysages de K-drama et pour Suwon l’article est en cours d’écriture.

Tu as des questions ou une pépite à partager ? Les commentaires sont là pour ça.

Les questions fréquentes sur Séoul

Combien de jours faut-il prévoir à Séoul ? Idéalement, prévois au moins cinq jours pour avoir un bon aperçu des principaux quartiers et sites touristiques, tout en prenant le temps de t’imprégner de l’ambiance de la ville. Avec trois jours, tu peux couvrir les incontournables (palais, Myeongdong, marché Gwangjang, rivière Han). Avec une semaine, tu peux explorer plus tranquillement et ajouter des excursions aux alentours comme par exemple Suwon, la DMZ ou encore l’île de Nami qui valent le détour.

Quel est le meilleur moment pour visiter Séoul ? Le printemps (avril) pour les cerisiers et l’automne (octobre-novembre) pour les érables sont les plus recommandés. L’été est chaud et humide, mais très animé. L’hiver est froid, mais permet de voir les palais sous la neige sans foule.

Séoul est-elle dangereuse ? Honnêtement, je me suis toujours sentie en sécurité à Séoul, je suis rentrée plusieurs fois tard et à pied la nuit sans problème dans la plupart des quartiers. De manière plus générale, je me suis toujours en sécurité en Corée du Sud, même quand je recevais des messages d’alerte pour m’annoncer que la Corée du Nord lance des colis suspects en Corée du Sud.

Faut-il parler coréen pour voyager à Séoul ? Non, pas du tout, car la plupart des panneaux de métro et des grands sites touristiques sont indiqués en anglais. L’appli Naver Map (beaucoup plus précise que Google Maps en Corée) et Papago pour la traduction sont tes meilleures alliées.

La carte T-money est-elle indispensable ? Oui, c’est la première chose à acheter en arrivant. Elle te permet de prendre le métro, le bus et même certains taxis sans avoir à manipuler de la monnaie à chaque trajet. Tu la trouves à l’aéroport d’Incheon dès la sortie de l’avion.

Les palais royaux de Séoul sont-ils vraiment gratuits en hanbok ? Oui, et ça vaut vraiment le coup, rien que pour les photos et les souvenirs. La location d’un hanbok coûte environ 10 000 à 20 000 wons pour 2 à 3 heures, et tu entres gratuitement avec dans les quatre palais payants et au sanctuaire de Jongmyo (mais pas au Jardin secret de Changdeokgung). Sans hanbok, l’entrée coûte 3 000 wons à Gyeongbokgung et à Changdeokgung, et 1 000 wons à Changgyeonggung, à Deoksugung et à Jongmyo. Le dernier mercredi de chaque mois, c’est gratuit pour tout le monde, et depuis 2026, plusieurs palais sont même gratuits tous les mercredis.

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MARINE

Depuis mon PVT en Australie en 2024, le voyage et l’aventure ont commencé à occuper une place importante dans ma vie. Avant, je voyageais surtout en Europe et en France, mais depuis, j'ai élargi mes horizons vers l’Asie et l'Océanie.
Aujourd’hui, je vis en France et quand je ne suis pas en train de vivre des expériences ou d’explorer de nouvelles destinations, je suis consultante RGPD/DPO indépendante (instant promo mais n’hésite pas à me contacter si le sujet t’intéresse), et rédactrice web SEO sur ce blog de voyage.
Dans ce blog, j’écris sur mes itinéraires, je partage mes conseils, et réflexions, et j’espère que le tout pourra t’aider à préparer ton prochain voyage.

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