Tu te demandes peut-être si ton niveau d’anglais suffira pour partir en Australie en PVT, tu n’es pas seul ou seule à te poser la question. Ce doute peut susciter de la crainte ou même te faire reporter ton départ, j’en ai parlé avec des amis en France qui m’ont dit : « je ne l’aurais jamais fait, car je ne sais pas parler anglais » ou encore « il faut que je progresse en anglais ». Dois-tu parler couramment la langue pour vivre une expérience enrichissante ? Le risque de te retrouver perdu, incompris ou de galérer à décrocher un emploi est-il réel si tu ne maîtrises pas la langue ? Autant de questions légitimes qui peuvent freiner ton élan, mais qui, avec du recul, ont souvent moins d’importance qu’on ne l’imagine.
Dans cet article, je partage mon expérience, des conseils pour te rassurer, même si tu pars avec un anglais basique. Tu y trouveras des méthodes sur la préparation avant le départ, la progression sur place, les ressources à privilégier et les stratégies pour faire de ton anglais un atout d’intégration.
Peut-on vraiment faire un PVT Australie sans parler anglais ?
Mon expérience : partir avec un anglais débutant
Avant de prendre mon billet, mon niveau d’anglais était, disons-le franchement, très limité voir complètement inexistant. Je savais aligner quelques phrases scolaires (par exemple : « where is Brian ? In the kitchen », ça ne m’aidait pas vraiment), comprendre l’essentiel d’un échange si la personne en face était patiente, mais la perspective de tenir une conversation avec un ou une australienne me paraissait impossible. Pourtant, ça ne m’a pas empêché de trouver du travail, de créer des amitiés solides et de traverser le pays du nord au sud, d’est en ouest, en solo ou en bonne compagnie.
Le plus important, ce n’est pas d’être bilingue dès le départ, c’est de faire preuve d’ouverture, d’enthousiasme et d’être apte à t’adapter. En Australie, tu croiseras tellement de voyageuses et voyageurs venus du monde entier : Brésil, Allemagne, Corée, Japon, Italie, Chili, etc. Chacun arrive avec son bagage linguistique et, au fil des échanges, la communication se construit avec bienveillance, souvent à grand renfort de gestes, de mimes et de sourires. Les erreurs grammaticales, l’accent ou l’oubli d’un mot ne gênent pas ou alors cela gênera des puristes de Français, mais peut être que tu ne voudras pas avoir des gens qui manque d’empathie pour ton aventure australienne. Ce qui compte réellement, c’est la volonté de se faire comprendre et de toujours persévérer.
Nombreuses sont les personnes que j’ai croisées qui se sont lancées dans l’aventure sans maîtriser la langue (dont moi). Certains travaillaient dans des fermes, d’autres dans la restauration, le ménage, la construction, ou trouvaient des missions ponctuelles grâce à leur motivation et leur capacité d’adaptation. En quelques semaines, tu seras capable de te débrouiller dans la vie quotidienne, même si tu pars de zéro, mais je vais être honnête avec toi, ça va être dur au début. Pour moi le plus difficile était la fatigue mentale, on n’en parle pas assez de tout le temps parler dans une langue qui n’est pas la tienne.
Les peurs les plus courantes (et comment les dépasser)
- La peur de ne pas comprendre tes responsables au travail
- La crainte de rater une opportunité à cause de la barrière linguistique
- La gêne à l’idée de devoir demander de répéter ou d’expliquer autrement
- L’angoisse de te retrouver isolé dans un groupe anglophone
Toutes ces peurs sont légitimes, mais la majorité des Backpackers les ont ressenties parce que même si tu parles anglais l’accent australien, c’est quelque chose au début. Ce qui fait la différence, c’est ton attitude, il va falloir que tu oses demander, faire répéter, te tromper et apprendre. L’Australie est un pays cosmopolite où la diversité d’accents, de niveaux et de cultures crée un environnement propice à l’apprentissage de la langue.
Mes astuces pour progresser avant le départ (en deux mois)
Même si l’Australie n’exige pas de niveau d’anglais minimal pour obtenir un PVT lorsque tu es français (je sais que ce n’est pas la même pour les PVT des Portugais ou encore des Indonésiens), un peu de préparation facilite grandement l’adaptation. Voici quelques pistes et astuces pour t’aider à prendre confiance avant le grand saut.
Vocabulaire essentiel pour le quotidien
Cible tes efforts sur le vocabulaire dont tu auras besoin au quotidien, voici les principaux domaines à explorer :
- Réserver un logement (ask for a bed, check-in, pay the deposit, find a roommate, rules of the house)
- Commander un repas (“Can I get a takeaway?”, “What’s today’s special?”, “No onions, please”)
- Demander son chemin (“How do I get to…?”, “Is it far from here?”, “Left, right, straight ahead”)
- Te présenter spontanément ou lors d’un entretien (“I’m here for the job interview”, “I have experience in…”, “I’m available right away”)
- Le vocabulaire professionnel : dans la construction (hammer, nails, safety vest, toolbox), la restauration (tray, order, tip, busy hours), le ménage (cleaning supplies, vacuum, mop, rubbish bin), l’événementiel, etc.
Pour l’anecdote, j’ai vu un français de mon auberge de jeunesse se faire virer dès le premier jour sur un chantier, car il ne connaissait pas les mots essentiels pour demander un outil ou respecter une consigne de sécurité. Quelques heures à regarder et à apprendre des listes de vocabulaire auraient suffi à lui éviter cette mésaventure.
Séries et films pour habituer ton oreille
Pour ton oreille, rien de mieux que de t’immerger dans la langue avant même de partir, commence avec des sous-titres en français, puis en anglais, puis sans. Quelques suggestions de séries accessibles : « Friends » (vocabulaire courant), « Modern Family » (accents variés), « Neighbours » (série australienne), ou « MasterChef Australia » (pour l’accent et les tournures locales). Tu peux aussi regarder des vidéos YouTube de Backpackers francophones racontant leurs premières galères linguistiques en Australie, c’est motivant et déculpabilisant.
Lecture et immersion avant le départ
Opte pour des lectures courtes au début entre les articles de blog, nouvelles, histoires jeunesse, puis tente des romans adaptés à ton niveau. J’ai un ami finlandais qui est en train d’apprendre l’allemand, il s’est acheté un livre sur Picsou pour apprendre l’allemand, car c’est plus simple et ça fonctionne. La collection Harper « Yes You Can » propose des livres en version originale avec traduction dans la marge, parfaite pour progresser, j’ai découvert les livres de Harlan Coben de cette manière. Lire le menu d’un restaurant, des affiches, des annonces d’emploi ou des panneaux dans la rue te permet aussi de te familiariser avec les expressions courantes et l’univers australien.
Applications gratuites pour progresser rapidement
Voici quelques outils à intégrer dans ta routine quotidienne :
- Duolingo (gratuit, ludique, idéal pour construire les bases et pratiquer partout)
- Babbel (payant, progression thématique, exercices structurés, possibilité de choisir des modules « voyage » ou « travail »)
- Memrise, Busuu, Mosalingua : d’autres alternatives intéressantes, à tester selon tes préférences.
Personnellement, j’ai utilisé Babbel à raison de vingt minutes par jour durant mes premiers mois en Australie, ce qui m’a permis de gagner en vocabulaire et en confiance. Aujourd’hui, j’ai complètement acheté l’application, car ça m’a permis d’avoir accès à plusieurs langues et j’ai envie d’apprendre de nouvelles langues.
Pense aussi aux réseaux sociaux comme Instagram, TikTok ou YouTube, qui regorgent de comptes dédiés à l’apprentissage de l’anglais, souvent animés par des expatriés ou des professeurs qui partagent des conseils concrets, des anecdotes et des challenges linguistiques.
L’immersion sur place : comment booster son niveau rapidement
Rien ne vaut l’immersion totale pour progresser rapidement, alors, dès ton arrivée, chaque interaction, même minime, devient l’occasion de t’entraîner.
Vivre en auberge de jeunesse (meilleure stratégie)
Vivre en auberge te permet de rencontrer des gens du monde entier, d’entendre une variété d’accents et d’échanger dans un environnement détendu. Même les soirées pizza ou les sorties plage deviennent des cours de conversation, pour ma part, j’ai passé neuf mois en auberge, dont six dans la même à Brisbane. Tu verras qu’au bout de deux mois en vivant en auberge de jeunesse, si tu restes seulement avec des non-francophones, il est impossible de ne pas comprendre les bases tant la pratique devient quotidienne. J’y ai appris des expressions improbables, surmonté ma timidité et me suis fait des amis pour la vie. J’ai écrit un article sur le fait de vivre en auberge de jeunesse sur le long terme, je te laisse le consulter.
Travailler pour pratiquer l’anglais au quotidien
Tente ta chance dans un café, un bar, un restaurant, une ferme, un magasin ou sur un chantier, même si c’est intimidant au début, ces jobs sont formateurs. Privilégie les postes où tu interagis avec la clientèle ou l’équipe et évite, si possible, de te cantonner à des missions solitaires (livraison, ménage en autonomie) qui n’encouragent pas la pratique de la langue. Plus tu seras en contact avec des anglophones, plus tes progrès seront rapides, par exemple, pour faire les courses ne va pas à la caisse rapide, mais celle avec un caissier.
Comme je l’ai dit, je ne savais pas parler en anglais mais j’ai trouvé un travail dans une warehouse avec que des personnes australiens et des Backpakers qui ne parlaient pas français. Je devais appeler au téléphone les clients pour qui il manquait un produit (une commande sur deux) et bien ça a été difficile au début, mais j’ai rapidement appris.
Pour les conseils sur comment trouver un job en PVT Australie, j’ai un article sur le sujet et si tu veux connaître toute mon expérience de travail en Australie, je te laisse consulter mon article Salaire PVT Australie : combien j’ai gagné en warehouse et en ferme.
Rejoindre des groupes et événements locaux
Inscris-toi à des groupes Facebook, des forums, ou à des clubs de conversation, tu peux aussi participer à des événements locaux, des « meetups », des ateliers, des sorties sportives, des soirées quiz dans les pubs ou des visites guidées. Ça multiplie les occasions de parler, d’écouter et de te familiariser avec différents contextes linguistiques.
Cours d’anglais en Australie : prix et options
Si tu souhaites aller plus loin ou viser un anglais professionnel, renseigne-toi sur les écoles de langue en Australie, très nombreuses dans les grandes villes, comme Sydney, Melbourne, Brisbane, Perth ou encore Adelaïde. Elles proposent des cours adaptés à tous les niveaux, en petits groupes, et offrent un accompagnement pédagogique personnalisé. Certaines incluent la préparation au TOEIC, à l’IELTS ou à d’autres examens utiles pour la poursuite d’études ou de carrière.
Les offres sont flexibles, avec des formules à la semaine, au mois, ou des cours intensifs le matin ou le soir. Il existe aussi des formules « visa étudiant » qui te permettent de prolonger ton séjour tout en étudiant. N’hésite pas à demander conseil à des agences spécialisées ou à comparer plusieurs écoles selon tes objectifs, ton budget et ton emploi du temps.
Personnellement, je n’ai jamais tenté l’expérience mais si tu as des retours d’expériences, je suis preneuse.
Zoom sur l’accent australien et les spécificités locales
L’accent australien peut surprendre, même si tu comprends bien l’anglais britannique ou américain. Certaines lettres sont « avalées », certains mots abrégés, et le rythme est parfois soutenu. Prends-le comme un jeu : amuse-toi à imiter, à repérer les tournures favorites (« How are you going? » pour « How are you? »), et à enrichir ton oreille. Quelques exemples :
- barbie = barbecue
- arvo = afternoon
- bottle-o = liquor store
- maccas = McDonald’s
- brekkie = breakfast
- servo = service station (station essence)
- thongs = flip-flops (tongs)
- g’day = bonjour
- no worries = pas de souci
Astuces testées pour rester motivé et progresser
- Tiens un carnet de bord : note chaque nouvelle expression apprise, chaque anecdote linguistique, chaque succès ou difficulté rencontrée. En gros, fais du journaling dans le mien, il y avait tout à l’intérieur, que ce soit ma progression en anglais, mais aussi mes journées, ce que je ressentais (j’ai réussi à perdre ce journal dans la ferme où je bossais).
- Fixe-toi des objectifs simples et réguliers : apprendre dix mots par jour, regarder un épisode de série en VO chaque soir, oser engager la conversation avec un inconnu chaque semaine.
- Accepte de faire des erreurs : elles sont la preuve que tu essaies et tu progresseras grâce à elles. Actuellement, je fais encore des erreurs, mais mon niveau de vocabulaire a drastiquement augmenté.
- Ne te compare pas aux autres : chacun progresse à son rythme, en fonction de son vécu et de ses besoins.
- Participe à des échanges linguistiques : propose des cours de français en échange de conversations dans la langue de Shakespeare, en ligne ou en personne.
Mon verdict, lance-toi, ton anglais progressera sur place
Tu n’as pas besoin d’un anglais parfait pour t’envoler vers l’Australie avec un PVT. Ce qui fait la différence, c’est ta motivation, ton envie d’apprendre, ta capacité à sortir de ta zone de confort et à accepter l’imperfection. L’immersion, la pratique quotidienne, l’ouverture à l’autre te feront progresser plus vite que tu ne l’imagines.
Prépare-toi, ose, et surtout, profite de chaque opportunité pour apprendre : c’est souvent dans les moments inattendus, au détour d’une conversation dans une cuisine d’auberge, d’une promenade en groupe ou d’un projet professionnel, que tu découvriras tes plus belles avancées.
Pour t’aider à préparer sereinement ton départ, voici mes articles liés au PVT en Australie :
L’indispensable : Comment faire sa demande de Visa PVT Australie pas à pas
La sécurité : Quelle assurance choisir pour ton PVT ? (Mon comparatif et retour d’expérience)
- La ville d’arrivée : PVT Australie 2026 : quelle ville choisir pour son arrivée ?
Bon voyage et don’t worry, you will make it! Une question sur ton futur PVT ? Envoie-moi un message via la page Contact, je réponds à tout le monde !
Les questions fréquentes sur le niveau d’anglais pour partir en Australie
Peut-on partir en PVT Australie sans parler anglais ? Oui, absolument ! Aucun niveau d’anglais minimum n’est requis pour obtenir le visa PVT. Des milliers de backpackers partent chaque année avec un niveau débutant et réussissent leur expérience. L’important est d’être motivé et ouvert à apprendre sur place.
Peut-on trouver du travail en Australie avec un anglais limité ? Oui ! De nombreux jobs sont accessibles avec un niveau basique comme le fruit picking, ménage, plonge en cuisine. L’important est de montrer ta motivation et ta capacité d’adaptation, n’oublie pas que plus tu travailles, plus tu progresseras.
Combien de temps faut-il pour progresser en anglais en Australie ? En immersion totale (auberge de jeunesse + job + vie sociale), tu peux passer d’un niveau débutant à un niveau conversationnel en trois à six mois. La progression dépend de ton investissement personnel et de ta pratique quotidienne.
Quelles sont les meilleures applications pour apprendre l’anglais avant de partir ? Les plus efficaces sont Duolingo (gratuit, ludique), Babbel (payant, structuré), il en existe d’autres applications. Je recommande 20-30 minutes par jour pendant 2-3 mois avant le départ pour construire de bonnes bases.
Combien coûte une école de langue en Australie ? Les tarifs varient entre 200 AUD et 400 AUD par semaine selon la ville et l’intensité des cours. Sydney et Melbourne sont les plus chères, Perth et Brisbane plus abordables. Beaucoup d’écoles offrent des réductions pour les inscriptions longue durée.




