Trek au Népal : itinéraires, permis et budget

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Voyageuses posant devant le panneau Welcome to Ghodepani Poon Hi
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Partir en trek au Népal, c’est l’une des plus belles expériences de mon voyage au Népal, et pourtant, je ne suis pas une grande randonneuse. Quand j’ai fait mon trek au Népal, en février 2025, j’étais une marcheuse occasionnelle, avec quelques randonnées à la journée autour de Grenoble et l’ascension du mont Rinjani, en Indonésie, six mois plus tôt. Et je suis partie sans aucune préparation physique (quatre jours de street food à Bangkok comme entraînement, excellent plan), sans équipement adapté, et sans vraiment mesurer l’ampleur du défi. Autant te dire que j’ai appris sur le terrain comme à chaque fois, visiblement, je n’avais pas retenu la leçon de Rinjani.

Dans cet article, je rassemble tout ce que j’aurais aimé savoir avant de partir; les règles à connaître, dont le guide obligatoire depuis 2023, le détail des permis et de leurs prix en 2026, le budget à prévoir, la meilleure saison, les grands itinéraires selon ton niveau, et mes conseils pour réussir ton trek sans refaire mes erreurs.

Que tu rêves du camp de base de l’Everest, du lever de soleil sur Poon Hill ou du tour des Annapurnas, cet article va t’aider à préparer ton trek au Népal. Prêt ou prête pour l’Himalaya ?

Pourquoi faire un trek ou une randonnée au Népal ?

Le Népal attire chaque année des milliers de randonneurs du monde entier, séduits par la diversité de ses sentiers et la beauté de ses paysages. Le pays abrite huit des quatorze sommets de plus de 8 000 mètres de la planète, dont l’Everest, le Lhotse, le Makalu ou l’Annapurna. Mais au-delà de l’effort physique, randonner au Népal, c’est surtout traverser des villages où l’on vit encore au rythme de la montagne, partager un thé chaud dans les lodges, croiser des caravanes de mules chargées de marchandises et rencontrer des familles de cultures très différentes, gurung, sherpa, tamang ou thakali selon les régions. Et l’offre de treks est si vaste qu’il y en a pour tous les niveaux, de la boucle de quatre jours à l’expédition de trois semaines.

Faut-il un guide pour faire un trek au Népal ?

Oui, dans la grande majorité des cas. Depuis avril 2023, le Népal impose aux randonneurs étrangers d’être accompagnés d’un guide licencié, réservé auprès d’une agence agréée, dans les parcs nationaux et les aires de conservation, notamment dans la région des Annapurnas et dans celle du Langtang. La carte TIMS, qui recense les randonneurs, ne se délivre d’ailleurs plus qu’à travers une agence agréée, et les zones restreintes, comme le Mustang, le Manaslu ou le Dolpo, exigeaient déjà un guide bien avant cette réforme. Les sources divergent sur quelques exceptions, en particulier dans la région de l’Everest, où l’application de la règle a été plus souple. Les règles évoluent régulièrement, alors vérifie-les auprès du Nepal Tourism Board ou de ton agence avant de partir.

De mon côté, j’ai fait le trek de Poon Hill avec Din, un guide agréé de l’agence Trekkers Encounter Nepal, basée à Thamel, que nous avions rencontré dès notre arrivée à Katmandou, et je ne regrette pas une seconde ce choix (tu me trouveras d’ailleurs sur l’une des photos de leur site). Ce lien n’est pas sponsorisé, je ne touche rien si tu fais appel à eux, je le mentionne simplement parce que j’ai vécu une très belle expérience avec Din. Il connaissait le sentier, il savait où dormir, à quelle heure partir pour le lever du soleil, et il a su adapter le rythme quand j’étais à bout de souffle. Pour une première expérience, c’est une vraie tranquillité d’esprit, et c’est aussi une façon de faire vivre directement l’économie locale.

AccompagnementPrix indicatif par jour en 2026Bon à savoir
Guide licencié (Poon Hill et Annapurnas)20 à 45 USDBas de la fourchette pour les treks courts, souvent compris dans un forfait d’agence, avec ses repas et ses nuits
Guide licencié (Everest)25 à 50 USDLes prix augmentent avec l’altitude et l’isolement
Guide en zone restreinte30 à 70 USDMustang, Dolpo, Manaslu
Porteur15 à 28 USDIl porte en général 20 à 25 kilos au maximum

Fourchettes relevées en 2026 auprès de plusieurs agences et guides locaux, qui ne donnent pas tous les mêmes chiffres, un guide francophone coûte en général plus cher qu’un guide anglophone.

Comment choisir ton agence, ton guide et ton porteur ?

Puisque le guide est obligatoire sur la plupart des itinéraires, le choix de l’agence devient une étape clé de ta préparation. Tu peux réserver depuis la France, auprès d’une agence française ou d’une agence népalaise francophone, ou directement sur place, à Katmandou ou à Pokhara, ce qui revient en général moins cher. De notre côté, nous avons tout organisé sur place avec Din. Voici les points à vérifier avant de t’engager :

  • L’agence est bien enregistrée auprès des autorités népalaises du tourisme, et elle peut te présenter son numéro de licence. Une agence agréée est indispensable pour obtenir la carte TIMS et les permis de zone restreinte.
  • Le guide possède une licence de guide de trek, délivrée après une formation officielle, et il a déjà fait l’itinéraire que tu vises.
  • Le guide et les porteurs sont assurés par l’agence, y compris pour l’évacuation en montagne. Si l’agence ne l’est pas, c’est toi qui risques de devoir avancer les frais en cas de problème.
  • Ce qui est inclus est écrit noir sur blanc : permis, transports jusqu’au sentier, nuits, repas ou non, nombre de porteurs, et ce qui se passe si tu dois abandonner ou raccourcir le trek.
  • Tu as rencontré ton guide avant le départ, si c’est possible, pour vérifier que le courant passe et vous mettre d’accord sur le rythme. Quatre jours, c’est long avec quelqu’un avec qui l’on ne s’entend pas.

Si tu prends un porteur, sois aussi attentive à ses conditions de travail. Les agences sérieuses limitent sa charge à une vingtaine de kilos, souvent un porteur pour deux randonneurs, et lui fournissent un équipement adapté au froid et à l’altitude.

Quand partir en trek au Népal ?

SaisonMoisConditions en trek
AutomneOctobre et novembreLa meilleure période : ciel dégagé après la mousson, températures agréables, mais sentiers et lodges très fréquentés
HiverDécembre à févrierFaisable pour les treks à basse altitude comme Poon Hill, mais des nuits glaciales et des cols comme le Thorong La ou le Larkya La parfois fermés par la neige
PrintempsMars à maiLa deuxième meilleure période, avec la floraison des rhododendrons et un ciel parfois voilé en fin de saison
MoussonJuin à septembreÀ éviter : pluies, sangsues, sentiers glissants et sommets souvent cachés par les nuages

Si tu peux choisir, vise donc octobre-novembre ou mars-avril. J’ai fait mon trek en février, et ça s’est très bien passé à l’altitude de Poon Hill, avec beaucoup moins de monde sur le sentier, à condition d’accepter des nuits froides dans des lodges qui ne sont pas chauffés. Pour un trek en haute altitude, en revanche, l’hiver complique sérieusement les choses.

Conseils pour réussir ton trek au Népal

  • Prépare-toi physiquement, au moins un mois avant le départ. Beaucoup de voyageurs partent sans entraînement, et je l’ai fait moi-même, mais si c’était à refaire, je m’entraînerais plusieurs semaines avant de partir, d’autant que je n’avais visiblement rien appris de mon ascension du mont Rinjani. La randonnée en montagne reste exigeante, même sur les treks les plus accessibles.
  • Monte progressivement, au-delà de 3 000 mètres, l’altitude à laquelle tu dors ne devrait pas augmenter de plus de 300 à 500 mètres par jour, avec une journée de repos tous les trois ou quatre jours.
  • Ne sous-estime jamais le mal aigu des montagnes avec les maux de tête, nausées, fatigue inhabituelle ou insomnie doivent t’alerter, et si les symptômes persistent, la seule solution est de redescendre.
  • Vérifie ton assurance, qui doit couvrir la recherche et l’évacuation en hélicoptère jusqu’à l’altitude maximale de ton trek.
  • Prévois de l’argent liquide, car il n’y a aucun distributeur sur les sentiers, Din, nous avait conseillé de prévoir environ 1 000 roupies népalaises par repas sur un trek comme Poon Hill, un peu plus en haute altitude.
  • Respecte les traditions locales, tourne autour des stupas et des murs de prières dans le sens des aiguilles d’une montre, demande avant de photographier quelqu’un et habille-toi de façon couverte dans les villages.
  • Prévois un pourboire pour ton guide et ton porteur, qui fait partie de la culture du trek au Népal. Compte environ 10 % du prix du trek, ou 5 à 10 USD par jour pour un guide et 3 à 6 USD par jour pour un porteur, à donner à la fin du trek, de préférence en roupies.

Équipement de trek : que faut-il emporter ?

  • Un sac de couchage, adapté aux températures prévues, surtout en hiver et en haute altitude.
  • Des vêtements en plusieurs couches : des hauts et bas thermiques respirants, une couche isolante (polaire ou doudoune), indispensable pour les levers de soleil, une veste et un pantalon imperméables et coupe-vent, des pantalons de trek qui sèchent vite, des hauts légers à manches longues contre le soleil et des gants chauds.
  • De bonnes chaussures de randonnée, déjà portées avant le départ.
  • Des bâtons de marche, fortement recommandés, surtout en descente. Il est souvent possible d’en emprunter à ton hôtel ou à ton auberge.
  • De la crème solaire et des lunettes de soleil de catégorie 3 ou 4, car le soleil tape fort en altitude.
  • Une trousse de premiers soins : pansements, désinfectant, traitement contre les troubles digestifs et, si ton médecin te le prescrit, un traitement contre le mal des montagnes.
  • Une lampe frontale.
  • Tes papiers d’identité, tes permis et de l’argent liquide.
  • Une gourde filtrante ou des pastilles pour purifier l’eau, si tu veux, j’ai écrit un article sur la gourde que j’ai utilisée : Voyager sans utiliser de bouteille en plastique : mon avis sur la gourde filtrante Lifestraw Peak.

Tu n’as pas besoin de tout acheter en France : à Katmandou, dans le quartier de Thamel, comme à Pokhara, des dizaines de boutiques vendent ou louent du matériel de trek à petits prix, et c’est là que j’ai complété mon sac. Si tu prends un guide, il saura aussi te dire quoi emporter ou louer selon ton trek.

Où dormir et que manger pendant un trek ?

Sur la plupart des grands treks du Népal, on dort dans des teahouses, des lodges tenus par des familles dans les villages, avec des chambres simples, souvent deux lits, une couverture et des toilettes partagées. La douche chaude, la recharge du téléphone et le Wi-Fi sont souvent payants en supplément, et plus tu montes, plus le confort devient sommaire. Seuls quelques treks très isolés, comme une partie du Dolpo, demandent de camper. Emporte un drap de sac (sac à viande) pour l’hygiène, ainsi qu’un peu de papier toilette, et ne compte pas trop sur Internet, souvent lent en altitude.

Côté repas, le dal bhat, le plat national, à base de riz, de soupe de lentilles et de légumes au curry, est servi partout et généralement resservi à volonté, ce qui en fait le meilleur rapport qualité-prix du trek. Les prix augmentent avec l’altitude, puisque tout est acheminé à dos d’homme ou de mule.

Je te conseille de laisser tes affaires inutiles en consigne à ton hôtel de Katmandou ou de Pokhara, ce que la plupart des hébergements proposent gratuitement ou pour quelques roupies, et redescends avec tous tes déchets, car les villages de montagne n’ont pas les moyens de les traiter. Une gourde filtrante t’évite aussi d’acheter des dizaines de bouteilles en plastique.

Les grands classiques du trek au Népal

Poon Hill, le trek que j’ai fait

Poon Hill est le trek idéal pour une première expérience. Il se fait en 3 à 5 jours au départ de Pokhara, ne dépasse pas 3 210 mètres d’altitude, et offre au lever du soleil l’un des plus beaux panoramas du pays, sur le Dhaulagiri, l’Annapurna Sud et le Machapuchare. C’est celui que j’ai fait, en quatre jours et trois nuits, de Birethanti à Ghandruk, et je te raconte tout, étape par étape, avec mon budget réel, dans mon article dédié. L

Le tour des Annapurnas

Considéré comme l’un des plus beaux treks du monde, le tour des Annapurnas attire par la variété de ses paysages et la richesse des cultures qu’il traverse. Selon ton point de départ et le nombre de tronçons que tu fais en jeep, le circuit mesure entre 160 et 230 kilomètres, des forêts subtropicales jusqu’aux vallées glaciaires, avec le passage du Thorong La, un col mythique à 5 416 mètres, avant de redescendre vers la vallée de la Kali Gandaki, souvent présentée comme l’une des gorges les plus profondes du monde. Compte 15 à 20 jours, entre rizières en terrasses, forêts de rhododendrons, monastères bouddhistes, villages gurung et thakali, et Jomsom, d’où partent des vols vers Pokhara. Sache toutefois que de nouvelles routes ont transformé une bonne partie de l’itinéraire, et beaucoup de randonneurs raccourcissent désormais certains tronçons en jeep.

Le camp de base de l’Annapurna

Le camp de base de l’Annapurna, à 4 130 mètres, se trouve au cœur d’un véritable amphithéâtre de sommets, au pied de l’Annapurna I. Le trek se fait en 7 à 12 jours depuis Pokhara, et il se combine facilement avec Poon Hill, puisque les deux itinéraires se rejoignent autour de Tadapani et de Chhomrong. Mon amie l’a d’ailleurs rejoint après notre trek de Poon Hill, pendant que je récupérais à Pokhara.

Le camp de base de l’Everest

Qui n’a jamais rêvé de marcher dans les pas d’Edmund Hillary et de Tenzing Norgay ? L’itinéraire du camp de base de l’Everest, à 5 364 mètres, est un pèlerinage pour les passionnés de haute montagne. Le trek débute à Lukla, un petit aérodrome perché à flanc de montagne, puis serpente à travers les villages sherpas, les forêts de pins et les ponts suspendus. Namche Bazaar, la capitale du pays sherpa, marque la première grande étape, suivie de Tengboche et de son célèbre monastère, avant de remonter la vallée du Khumbu jusqu’aux glaciers. L’aller-retour demande généralement 12 à 14 jours, acclimatation comprise. Bon à savoir avant de réserver : en haute saison, de mars à mai et de septembre à novembre, la plupart des vols pour Lukla ne partent plus de Katmandou mais de Ramechhap (Manthali), à quatre ou cinq heures de route, ce qui impose un départ en pleine nuit. Le vol coûte environ 190 à 220 USD l’aller simple pour un étranger, et les retards liés à la météo sont fréquents, alors garde un ou deux jours de marge avant ton vol international.

La vallée du Langtang

À environ sept à huit heures de route de Katmandou, la vallée du Langtang séduit par son authenticité et ses panoramas. Moins fréquentée que l’Everest ou les Annapurnas, elle offre une immersion dans la culture tamang et tibétaine. Le trek, de 7 à 10 jours, traverse des forêts de bambous, des pâturages et des villages traditionnels jusqu’à Kyanjin Gompa, d’où l’on peut gravir le Kyanjin Ri (4 773 m) pour une vue magnifique sur le Langtang Lirung (7 227 m). La vallée a été durement touchée par le séisme de 2015, et faire ce trek, c’est aussi soutenir sa reconstruction.

À l’automne 2026, la crue du 26 août sur la Bhote Koshi a endommagé la route d’accès et Syabrubesi, même si le sentier du Langtang lui-même, qui suit une autre rivière, n’a pas été touché selon les premiers bilans. Vérifie l’accès avant de réserver, et pense à l’Helambu, épargné, comme alternative.

Le Mustang, l’ancien royaume interdit

Paysages désertiques, grottes sacrées, monastères millénaires et falaises ocre : le Haut-Mustang, ancien royaume resté fermé aux étrangers jusqu’en 1992, est une parenthèse hors du temps. Le trek d’une dizaine de jours relie Kagbeni à Lo Manthang, l’ancienne capitale fortifiée, sur des sentiers poussiéreux bordés de stupas colorés. L’accès est strictement réglementé, et ce trek reste l’un des plus chers du pays.

Le tour du Manaslu

Plus sauvage et moins fréquenté, le tour du Manaslu fait le tour du huitième plus haut sommet du monde (8 163 m), à travers des villages isolés et des paysages grandioses. On chemine au pied des glaciers, on franchit le col du Larkya La (5 106 m) et l’on découvre des cultures tibétaines et népalaises très préservées. Comme toute zone restreinte, il impose un guide licencié et une agence agréée.

Depuis la crue du 11 octobre 2026, une partie du sentier entre Philim et Jagat a été emportée, ainsi que plusieurs ponts, et les autorités du Manaslu ne prévoyaient pas de réouverture rapide à la mi-octobre. Si tu visais le Manaslu cet automne, renseigne-toi auprès de ton agence, ou reporte-toi sur le tour des Annapurnas ou le Haut-Mustang.

Autres itinéraires à explorer

  • Gokyo Ri : une alternative au camp de base de l’Everest, célèbre pour ses lacs turquoise et sa vue sur quatre sommets de plus de 8 000 mètres.
  • Mardi Himal : un trek plus récent et moins fréquenté dans les Annapurnas, sur 5 à 7 jours, souvent cité comme la suite logique de Poon Hill.
  • Les Three Passes : la grande boucle de la région de l’Everest, qui enchaîne trois cols à plus de 5 000 mètres en une vingtaine de jours, réservée aux randonneurs expérimentés et bien acclimatés.
  • Le camp de base du Makalu : un trek engagé et isolé de 15 à 20 jours, réservé aux randonneurs aguerris.
  • Le Kanchenjunga : dans l’extrême est du pays, au pied du troisième plus haut sommet du monde, un trek de près de trois semaines en zone restreinte, très peu fréquenté.
  • Le Dolpo : une région reculée, aux paysages minéraux et à la culture tibétaine préservée. Le Haut-Dolpo demande un permis de zone restreinte de 500 USD pour les 10 premiers jours, puis 50 USD par jour, et le parc national de Shey Phoksundo, 3 000 NPR.

Combien coûte un trek au Népal ? Prix, permis et budget 2026

Comme le guide est désormais obligatoire sur la plupart des itinéraires, les budgets ci-dessous correspondent à un trek organisé avec une agence locale, en comprenant les permis, le guide, les nuits en lodge et les transports jusqu’au sentier (depuis Pokhara pour les Annapurnas, depuis Katmandou pour le Langtang). Le tableau donne aussi, pour chaque trek, les permis obligatoires et leur prix pour un étranger, vérifiés en octobre 2026 : ils financent la préservation des parcs et permettent de savoir qui se trouve sur quel sentier en cas de problème. Ce sont des fourchettes indicatives, qui varient selon la saison, l’agence et ton niveau de confort.

TrekDuréeDifficultéAltitude maxPermis et prixBudget indicatif avec guide
Poon Hill3 à 5 joursFacile3 210 mACAP (3 000 NPR) + carte TIMS (2 000 NPR)300 à 400 USD
Langtang7 à 10 joursModérée4 773 mParc national du Langtang (3 000 NPR) + carte TIMS (2 000 NPR)500 à 700 USD
Camp de base de l’Annapurna7 à 12 joursModérée4 130 mACAP (3 000 NPR) + carte TIMS (2 000 NPR)600 à 900 USD
Tour des Annapurnas15 à 20 joursDifficile5 416 mACAP (3 000 NPR) + carte TIMS (2 000 NPR)1 000 à 1 500 USD
Camp de base de l’Everest12 à 14 joursDifficile5 364 mParc national de Sagarmatha (3 000 NPR + 13 % de TVA) + municipalité de Khumbu (3 000 NPR), pas de carte TIMS1 200 à 1 800 USD, avec les vols pour Lukla
Manaslu14 à 18 joursDifficile5 106 mZone restreinte (100 USD les 7 premiers jours puis 15 USD par jour de septembre à novembre, 75 USD puis 10 USD par jour le reste de l’année) + MCAP (3 000 NPR) + ACAP (3 000 NPR)1 500 à 2 200 USD
Haut-Mustang10 à 14 joursModéréeEnviron 3 800 mZone restreinte (50 USD par jour passé dans la zone) + ACAP (3 000 NPR)2 000 à 3 000 USD

Pour te donner un repère concret, mon trek de Poon Hill de 4 jours et 3 nuits avec guide m’a coûté 380 USD, avec le guide, les transports, les nuits et les permis. Les repas n’étaient pas compris, et il faut compter environ 1 000 roupies par repas. À ces budgets, ajoute donc les repas, les boissons, les petits extras dans les lodges (douche chaude, recharge du téléphone), un éventuel porteur et les pourboires.

Où et comment obtenir tes permis de trek ?

Les permis des parcs et aires de conservation s’obtiennent à Katmandou ou à Pokhara, auprès du Nepal Tourism Board, tandis que la carte TIMS et les permis de zone restreinte passent obligatoirement par une agence agréée. Dans la pratique, c’est presque toujours ton agence ou ton guide qui s’occupe de tout, comme ce fut le cas pour moi. Prévois ton passeport, des photos d’identité et de l’argent liquide en roupies népalaises ou en dollars. Selon les sources, la carte TIMS n’est pas toujours contrôlée dans les Annapurnas, mais elle reste officiellement exigée, et les tarifs comme les règles changent régulièrement, alors vérifie-les avant ton départ. Pour le camp de base du Makalu, compte aussi 3 000 NPR pour le parc national de Makalu Barun (les permis du Dolpo sont indiqués plus haut, avec la présentation de la région). Dernier détail, l’ACAP coûte le double s’il est acheté à un point de contrôle sur le sentier, alors ne pars pas sans.

Les autres dépenses à prévoir

Pour calculer ton budget complet, ajoute autour du trek lui-même :

  • le visa, 30 USD pour 15 jours, 50 USD pour 30 jours ou 125 USD pour 90 jours (j’ai pris celui de 30 jours, pour environ 47 €) ;
  • les transports jusqu’au départ, en bus, en jeep ou en vol intérieur selon la région, souvent compris dans les forfaits (comme pour moi), sauf le vol pour Lukla, à 190 à 220 USD l’aller simple ;
  • un éventuel porteur et les pourboires, dont je donne les tarifs plus haut ;
  • une assurance qui couvre les secours en montagne, indispensable ;
  • le matériel, à louer ou à acheter à petit prix à Thamel ou à Pokhara, où j’ai complété mon sac.

Les dépenses sur place, en lodge

Même avec un forfait, certaines dépenses se règlent sur place, en espèces, et elles augmentent avec l’altitude, puisque tout est acheminé à dos d’homme, de mule ou par hélicoptère. Voici les fourchettes relevées auprès de guides et d’agences locales, à titre indicatif :

  • la chambre, si elle n’est pas comprise, coûte de 300 à 1 200 NPR la nuit dans les Annapurnas ou le Langtang, et de 800 à 2 500 NPR dans la région de l’Everest ;
  • le dal bhat coûte de 500 à 1 200 NPR à basse et moyenne altitude, et de 1 000 à 1 800 NPR dans la région de l’Everest, plus encore au-delà de 4 500 mètres ;
  • la douche chaude coûte de 300 à 700 NPR, quand elle existe ;
  • la recharge d’un appareil coûte de 200 à 500 NPR, et le Wi-Fi de 300 à 500 NPR ;
  • remplir ta gourde d’eau filtrée coûte de 100 à 200 NPR, bien moins qu’une bouteille en plastique.

Les chambres sont souvent offertes, ou presque, si tu dînes et prends ton petit-déjeuner dans le même lodge, et c’est la règle tacite sur la plupart des sentiers. En dehors du forfait, un budget de 3 000 à 5 000 NPR par jour suffit en général pour les repas, les boissons et les extras sur un trek de moyenne altitude.

Je détaille aussi mon budget global pour quatre semaines au Népal, hébergement, transports, safari et trek compris, dans mon itinéraire de 4 semaines au Népal.

Choisir un trek au Népal, à ta mesure

Si je devais retenir une seule chose de mon trek au Népal, c’est qu’il n’est pas réservé aux grands sportifs. Il existe un itinéraire pour chaque niveau, de la boucle de quatre jours jusqu’à Poon Hill aux cols à plus de 5 000 mètres du tour des Annapurnas, et l’important est de choisir celui qui correspond à ta condition physique et au temps dont tu disposes. Poon Hill était parfait pour une marcheuse occasionnelle comme moi, et, même si je suis arrivée à Pokhara épuisée, je garde un souvenir incroyable du lever de soleil sur l’Himalaya, des soirées autour du poêle dans les lodges et de la gentillesse de Din.

Alors, si tu te lances, prépare-toi un peu, pars avec un bon guide et une assurance qui couvre la montagne, et prends le temps de profiter des villages autant que des sommets.

Dans mon article Voyage au Népal : mon itinéraire de 4 semaines, je te raconte tout mon voyage, de Katmandou au safari de Chitwan jusqu’au trek et à Pokhara, avec mon budget réel. Et si tu préfères admirer des animaux sauvages, je te laisse mon article Mon safari à Chitwan : jeep, marche, canoë et rencontre avec un rhinocéros.

Si tu as des questions sur ton trek, pose-les en commentaire, je te réponds avec plaisir !

Les questions fréquentes sur les treks au Népal

Quel est le meilleur trek pour débuter au Népal ? Le trek de Poon Hill, en 3 à 5 jours, est idéal pour une première expérience. Il est accessible, reste à une altitude modérée (3 210 m) et offre un magnifique lever de soleil sur les Annapurnas. C’est le trek que j’ai fait, et il est parfait pour te tester avant un trek plus long.

Combien coûte un trek au Népal ? Entre 300 et plus de 2 000 USD selon la durée, la région et ton niveau de confort, guide compris, sans le vol international. Ajoute environ 3 000 à 5 000 NPR par jour pour les repas et les extras s’ils ne sont pas inclus. Mon trek de Poon Hill de 4 jours avec guide m’a coûté 380 USD, sans les repas, à compter autour de 1 000 roupies chacun.

Faut-il un guide pour faire un trek au Népal ? Oui, depuis 2023, un guide agréé est obligatoire sur la plupart des treks, notamment dans la région des Annapurnas. Les règles évoluent, alors vérifie-les auprès du Nepal Tourism Board avant de partir. J’ai fait mon trek avec un guide, et je te le recommande vivement de toute façon.

Quels permis sont obligatoires pour un trek au Népal ? Ça dépend de la région, dans les Annapurnas, il te faut l’ACAP (3 000 NPR) et la carte TIMS (2 000 NPR). Dans la région de l’Everest, le permis du parc de Sagarmatha (3 000 NPR, plus la TVA) et celui de la municipalité de Khumbu (3 000 NPR). Les zones restreintes, comme le Mustang ou le Manaslu, demandent des permis spéciaux, plus chers.

Quelle est la meilleure saison pour un trek au Népal ? Octobre-novembre, après la mousson, et mars-mai, avant la mousson, avec un ciel dégagé et des températures agréables. L’hiver reste faisable pour les treks à basse altitude comme Poon Hill, que j’ai fait en février, mais évite la mousson, de juin à septembre.

Peut-on faire un trek au Népal sans entraînement ? Oui, je l’ai fait, mais je ne te le recommande pas, c’est mieux de se préparer en avant, avec des randonnées, de la marche en dénivelé ou des montées d’escaliers. Un bon entraînement, c’est un trek beaucoup plus agréable.

Faut-il réserver son trek au Népal à l’avance ? Pas forcément, il est possible de réserver sur place, à Katmandou ou à Pokhara, revient souvent moins cher, et c’est ce que j’ai fait. En haute saison, en octobre-novembre et en mars-avril, mieux vaut toutefois t’y prendre une à deux semaines à l’avance, et réserver plus tôt pour un trek en zone restreinte ou avec des vols vers Lukla.

L’assurance est-elle obligatoire pour un trek au Népal ? Elle n’est pas toujours exigée légalement, mais elle est indispensable. Elle doit couvrir la recherche et l’évacuation en hélicoptère jusqu’à l’altitude maximale de ton trek, car un sauvetage en montagne peut coûter plusieurs milliers de dollars.

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MARINE

Depuis mon PVT en Australie en 2024, le voyage et l’aventure ont commencé à occuper une place importante dans ma vie. Avant, je voyageais surtout en Europe et en France, mais depuis, j'ai élargi mes horizons vers l’Asie et l'Océanie.
Aujourd’hui, je vis en France et quand je ne suis pas en train de vivre des expériences ou d’explorer de nouvelles destinations, je suis consultante RGPD/DPO indépendante (instant promo mais n’hésite pas à me contacter si le sujet t’intéresse), et rédactrice web SEO sur ce blog de voyage.
Dans ce blog, j’écris sur mes itinéraires, je partage mes conseils, et réflexions, et j’espère que le tout pourra t’aider à préparer ton prochain voyage.

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